28/04/2017 - Le Parisien Magazine

Ces bénévoles au service des chercheurs

Loin des labos, de plus en plus de bénévoles aident les chercheurs en leur fournissant de précieuses données qu'ils recueillent au quotidien. Rencontre avec trois d'entre eux.
Retrouvez le témoignage d'un Nutrinaute...

Consulter l'article en ligne



27/04/2017 - Questionnaire Compléments alimentaires

Ce nouveau questionnaire a pour objectif d'évaluer votre consommation de compléments alimentaires.

Ce questionnaire, similaire à celui que vous avez déjà eu à compléter, nous permettra d'actualiser vos données de consommation de compléments alimentaires et donc de suivre l'évolution de cette consommation au cours du temps.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



Comparaison des apports alimentaires dans la cohorte web NutriNet-Santé avec les données représentatives françaises de l'étude ENNS : la question de la généralisabilité dans l'e-epidemiology

Am J Epidemiol. 2016 184(9):660-9

Andreeva VA, Deschamps V, Salanave B, Castetbon K, Verdot C, Kesse-Guyot E, Hercberg S

Nous avons comparé les apports alimentaires entre la cohorte Web NutriNet-Santé et une enquête représentative au niveau national (Etude Nationale Nutrition Santé, ENNS). Nous avons étudié 49 443 volontaires français âgés de 18 à 74 ans recrutés en 2009-2010. L’étude ENNS (2006-2007), avec un échantillon national représentatif de 2 754 adultes français âgés de 18 à 74 ans, a servi de référence. Les données récoltées grâce aux rappels alimentaires de 24 h ont été pondérées et comparées entre les deux études via des tests t de Student. Nous avons observé des apports alimentaires très similaires en ce qui concerne les glucides, les lipides totaux, les protéines et l'énergie totale. Cependant, la consommation de fruits et légumes, de fibres, de vitamines B6, B9, C, D, E, de fer et de magnésium était plus élevée tandis que la consommation d'alcool et de boissons non alcoolisées était plus faible dans la cohorte Web que dans l’étude ENNS. Des différences par sexe ont été observées en ce qui concerne les vitamines A et B12, le zinc et le potassium. De vraies différences entre les apports alimentaires ainsi que le biais lié au bénévolat peuvent chacun contribuer à expliquer ces résultats.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27744386



Les dimensions de l’alimentation intuitive sont associées de façon différentielle aux apports alimentaires dans la population générale de l’étude NutriNet-Santé

J Nutr. 2017 147(1):61-69

Camilleri GM, Méjean C, Bellisle F, Andreeva VA, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Péneau S.

L’alimentation intuitive est caractérisée par le fait de manger en réponse aux signaux de faim ou de satiété plutôt qu’aux signaux émotionnels, sans s’interdire d’aliments spécifiques. Les données suggèrent une association inverse entre l’alimentation intuitive et le poids, mais très peu de données sont disponibles sur l’association entre l’alimentation intuitive et les apports alimentaires.

L’objectif était d’étudier la relation entre l’alimentation intuitive et la consommation alimentaire dans un grand échantillon d’adultes issus de la population générale.

Un total de 9581 hommes et 31955 femmes âgés de plus de 18 ans participant à la cohorte NutriNet-Santé ont été inclus dans cette analyse transversale. L’alimentation intuitive  a été estimée en utilisant une version française validée de l’« Intuitive Eating Scale-2 » (modélisée en quartiles). Les apports alimentaires ont été estimés à partir d’au moins 6 enregistrements alimentaires de 24 h auto-déclarés (2009-2015). Les associations entre les différents dimensions de l’alimentation intuitive (Manger pour des raisons physiques plutôt qu’émotionnelles « Raisons physiques », Dépendance aux signaux de faim ou de satiété « Signaux » ; Permission inconditionnelle de manger « Permission ») et les apports alimentaires ont été évaluée avec des modèles de régression logistique multinomiale.

Chez les femmes, des scores aux sous dimensions « Raisons physiques » et « Signaux » plus élevés étaient associés à un apport énergétique plus faible (P < 0,0001). Un score de « Raisons physiques » plus élevé était associé à des apports plus faibles en aliments sucrés et gras chez les femmes (143 g/j dans le quartile 1 comparé à 124 g/j dans le quartile 4) et chez les hommes (153 comparé à 138 g/j), et à des apports plus faibles en produits laitiers et viande, poisson, et œufs chez les femmes (P < 0,0001). Un score de « Signaux » plus élevé était associé à des apports plus faibles en produits laitiers, viande, poisson, et œufs chez les hommes et femmes, et à un apport plus élevé en céréales complètes chez les femmes (P < 0,0001). A l’inverse, des scores de  »Permission » plus élevés étaient associés à un apport énergétique plus élevé et à des apports alimentaires moins favorables à la santé incluant des apports plus faibles en fruits, légumes, et céréales complètes (P < 0,0001).

Les dimensions de l’alimentation intuitive « Raisons physiques » et « Signaux » étaient associées à des apports alimentaires globalement plus favorables à la santé tandis que la dimension « Permissioné était associée à des apports moins favorables à la santé. Ces résultats suggèrent l’intérêt de développer des stratégies nutritionnelles de santé publique qui encouragent le fait de manger en réponse aux signaux de faim et de satiété.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27798333



20/04/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans J Nutr...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal J Nutr sur les dimensions de l'alimentation intuitive, associées de façon différentielle aux apports alimentaires à partir des données de plus de 41000 participants de l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français

A voir aussi : Alimentation intuitive et statut pondéral



12/04/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

 

Un article scientifique dans JMIR Public Health Surveill...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal JMIR Public Health Surveill sur les enseignements tirés de la recherche de validation méthodologique en E-épidémiologie à partir des résultats de 150000 Nutinautes. Lire le résumé en français



Les enseignements tirés de la recherche de validation méthodologique en E-épidémiologie

JMIR Public Health Surveill. 2016 2(2):e160

Kesse-Guyot E, Assmann K, Andreeva V, Castetbon K, Méjean C, Touvier M, Salanave B, Deschamps V, Péneau S, Fezeu L, Julia C, Allès B, Galan P, Hercberg S.

Les méthodes traditionnelles de recherche épidémiologique présentent une charge important sur le plan logistique, humain et financier. Le développement d’outils numériques innovants présente un  potentiel pour surmonter ces difficultés. Néanmoins, les études basées sur internet restent peu fréquentes en partie à cause des problèmes de validité et de généralisation des résultats.

L’objectif de ce travail est de résumer les résultats des études méthodologiques menées dans le cadre de l’étude NutriNet-Santé, une étude de cohorte française basée sur internet.

Sur la base des résultats issus de la cohorte sur internet NutriNet-Santé (qui compte plus de 150000 participants inclus), ont été synthétisés dans ce travail les travaux méthodologiques sur la représentativité de l’échantillon, les stratégies de recrutement favorables et la qualité des données.

Globalement, les résultats sont en faveur de l’utilité de telles études basées sur internet pour surmonter certaines limites méthodologiques dans la recherche épidémiologique, en particulier concernant la qualité des données (ex : la concordance pour la classification de l’indice de masse corporelle [IMC] était de 93 %), la réduction du biais de désirabilité social, l’accès à une large variabilité de profils de participants, incluant des sous-groupes souvent difficiles à recruter tels que les jeunes (12,30 % [15, 118/122, 912] moins de 25 ans) et les personnes âgées (6,60 % [8112/122, 912] de plus de 65 ans), les personnes sans emploi ou au foyer (12,60 % [15, 487/122, 912] et ceux faiblement éduqués (38,50 % [47, 312/122, 912]). Cependant, un biais de sélection demeure car 78,00 % [95, 871/122, 912] des participants étaient des femmes et 61,50 % [75, 590/122, 912] avaient un niveau d’études postsecondaire. Ceci est inhérent au recrutement sur la base du volontariat dans une cohorte..

Considérant l’expansion de l’accès à internet dans toutes les strates sociales, le recrutement de participants avec différents profils socio-économiques et différent niveaux d’expositions à des facteurs de risque pour la santé semble très faisable. Des recherches sur l’identification de biais spécifiques aux cohortes sur internet et la collecte de données exhaustives et valides sont nécessaires. Ce résumé des résultats méthodologiques issus de la cohorte NutriNet-Santé peut contribuer à aider les chercheurs à développer de futures études épidémiologiques sur internet.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27756715



Apports alimentaires et qualité nutritionnelle du régime alimentaire associés à différents niveaux de consommation d’aliments bio chez des adultes français : résultats d’une étude transversale de la cohorte NutriNet-Santé

Public Health Nutr. 2016 20(4):638-648

Baudry J, Allès B, Péneau S, Touvier M, Méjean C, Hercberg S, Galan P, Lairon D, Kesse-Guyot E.

L’objectif de cette étude était de déterminer les profils alimentaires d’individus de la cohorte NutriNet-Santé associés à différents niveaux de consommation d’aliments bio à partir de données auto-déclarées sur les consommations d’aliments bio.

Les apports alimentaires ont été collectés via un FFQ (questionnaire de fréquence de consommation) bio. Un total de 28245 participants a été classé dans 5 groupes (quintiles redressés, Q) suivant la proportion d’aliments bio dans leur régime alimentaire. Pour déterminer la qualité du régime alimentaire, 2 scores ont été calculés représentant l’adhérence aux recommandations nutritionnelles du PNNS (mPNNS-GS) et la probabilité d’un apport satisfaisant en nutriments (PANDiet). Les associations entre les niveaux de consommation d’aliments bio et les caractéristiques alimentaires ont été estimées avec de modèles ANCOVA ajustés sur le sexe, l’âge et l’apport énergétique.

Les consommations d’aliments d’origine végétale augmentaient avec la contribution d’aliments bio au régime alimentaire tandis qu’une tendance inverse a été observée pour les produits laitiers, biscuits et sodas (P-de tendance < 0,0001). Les scores de qualité du régime alimentaire augmentaient de Q1 (mPNNS-GS : 7,89 (et 0,02) ; PANDiet : 63,04 (et 0,11)) à Q5 (mPNNS-GS : 8,78 (et 0,02) ; PANDiet : 69,37 (et 0,10)). Globalement, les grands consommateurs d’aliments bio présentaient une meilleure qualité nutritionnelle du régime alimentaire. Néanmoins, les individus ayant des consommations intermédiaires d’aliments bio présentaient une meilleure adhérence aux recommandations nutritionnelles concernant les produits d’origine animale.

Cette étude contribue à une meilleure compréhension de la consommation d’aliments bio en tant qu’élément d’un meilleur régime alimentaire plus favorable à la santé et les profils alimentaires des différentes catégories de consommateurs d’aliments bio. Ces résultats mettent donc en évidence de fortes associations entre le comportement alimentaire et la consommation d’aliments bio et plaident pour la réalisation de futures études étiologiques entre consommation d’aliments bio et santé.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27731291



06/04/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Public Health Nutr...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Public Health Nutr sur les apports alimentaires et la qualité nutritionnelle du régime alimentaire associés à différents niveaux de consommation d'aliments bio chez 28245 Nutinautes. Lire le résumé en français

A voir aussi : BDLes caractéristiques des consommateurs de bioLa contribution des produits bio dans le régime alimentaire, Typologie de mangeurs basée sur la consommation d'aliments conventionnels ou bio 



04/04/2017 - Questionnaire Conduites alimentaires

Ce nouveau questionnaire a pour objectif d'étudier certaines conduites alimentaires spécifiques assez fréquemment rencontrées et la perception du poids.

Il est très court (5 questions à remplir par "oui" ou "non").

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



Caractéristiques des habitudes de consommation de boissons dans un grand échantillon d’adultes français : associations avec les apports totaux en eau et en énergie

Nutrients. 2016 8(10):e627

Szabo de Edelenyi F, Druesne-Pecollo N, Arnault N, Gonzalez R, Buscail C, Galan P.

Une hydratation satisfaisante est un facteur clef pour un fonctionnement correct des processus cognitifs et physiques. En France, les recommandations de santé publique concernant les apports totaux en eau sont d’avoir des apports en fluides suffisant, avec une attention particulière à l’hydratation des seniors, spécialement en périodes de canicules. L’objectif de cette étude était de calculer la quantité totale d’eau provenant des aliments et des boissons et d’analyser les caractéristiques de consommation chez les participants d’une grande cohorte nationale française.

L’apport total en eau, ainsi que la contribution des aliments et boissons à cet apport, a été estimé chez 94939 adultes participant à la cohorte NutriNet-Santé (78 % de femmes, âge moyen 42,9 (erreur standard : ES 0,04)) à partir de 3 enregistrements alimentaires de 24 h à l’inclusion. Les différences statistiques des apports en eau dans les différents groupes d’âge, saisons et jour de la semaine ont été estimées.

L’apport total en eau moyen était de 2,3 L (ES 4,7×10-3) chez les hommes et de 2,1 L (ES 2.4×10-3) chez les femmes. La majorité des individus respectait la recommandation de l’EFSA (European Food Safety Authority), en particulier les femmes. L’apport énergétique total moyen était de 1884 kcal/jour (ES 1,5) (2250 kcal/jour (ES 3,6) chez les hommes et 1783 kcal/jour (ES 1,5) chez les femmes). La contribution des boissons à l’apport énergétique total était de 8,3 %. L’eau était la boisson la plus consommée, suivie par les boissons chaudes. Le score de variété, défini par le nombre de catégories différentes de boissons consommées lors des 3 enregistrements de 24 h parmi les 8, était positivement corrélé avec l’apport total en eau (r = 0,4) et avec l’apport énergétique total (r = 0,2) suggérant que la variété de boissons consommées est un indicateur des consommations d’aliments et de boissons plus élevées. Des différences de consommation de boissons et d’apport en eau ont été observées avec l’âge et la saisonnalité.

Cette étude donne une vue d’ensemble des caractéristiques des apports en eau dans une grande population d’adultes français. L’apport total en eau était globalement en adéquation avec les recommandations de santé publique.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27727164



30/03/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Nutrients...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Nutrients sur les habitudes de consommation de boissons, ses caractéristiques et les associations avec les apports totaux en eau et en énergie chez 94939 sujets de la cohorte NutriNet-Santé. Lire le résumé en français 



Variations de l’activité physique et des comportements sédentaires entre avant et après le diagnostic de cancer : résultats de l’étude de cohorte prospective NutriNet-Santé

Medicine. 2016 95(40):e4629

Fassier P, Zelek L, Partula V, Srour B, Bachmann P, Touillaud M, Druesne-Pecollo N, Galan P, Cohen P, Hoarau H, Latino-Martel P, Menai M, Oppert JM, Hercberg S, Deschasaux M, Touvier M.

L’activité physique (AP) et la réduction des comportements sédentaires pourraient être associées à un meilleur pronostic et à un plus faible risque de récurrence chez les patients atteints de cancer. Notre objectif était de quantifier les variations d’AP et du temps passé à des activités sédentaires entre avant et après le diagnostic à partir des données prospectives d’adultes français. Les facteurs sociodémographiques et du mode de vie associés à ces variations ont également été étudiés.

Les sujets de la cohorte NutriNet-Santé ayant eu un cancer incident diagnostiqué entre 2009 et 2015 ont été inclus (n=942). L’activité physique et les comportements sédentaires ont été collectés prospectivement avec le questionnaire IPAQ version courte sur 7 jours tous les ans depuis l’inclusion (en moyenne 2 ans avant le diagnostic). Toutes les dates de collecte des données sur l’APet les activités sédentaires avant et après diagnostic ont été comparées par modèle mixte. Les facteurs associés à une diminution de l’AP ou à une augmentation du temps passé assis ont été investigués par régressions logistiques.

L’AP totale et intense diminuait après diagnostic (P = 0,006, -32,8 ± 36,8 MET-heure/semaine en moyenne chez ceux qui avaient diminué leur AP totale, et P = 0,005, -21,1 ± 36,8 MET-heure/semaine pour l’AP intense, respectivement), en particulier pour les cancers de la prostate (-39,5 ± 36,3 MET-heure/semaine) et de la peau (-35,9 ± 38 MET-heure/semaine, chez les hommes (-40,8 ± 46,3 MET-heure/semaine) et les sujets professionnellement inactifs (-34,2 ± 37,1 MET-heure/semaine) (P < 0,05). Les patients avec une AP plus élevée avant diagnostic avaient un risque plus élevé de diminuer leur AP (Odds ratio [OR] : 4,67 [3,21-6,81], P < 0,001). Les patients en surpoids avaient un risque plus élevé de diminuer leur AP modérée (OR : 1,45 [1,11-1,89], P = 0,006) et la marche (OR : 1,30 [1,10-1,70], P = 0,04). Le temps passé assis (P = 0,02, +2,44 ± 2,43 heure/jour en moyenne chez ceux qui avaient augmenté leur temps passé assis), en particulier chez les femmes (+2,48 ± 2,48 heure/jour), les patients plus âgés (+2,48 ± 2,57 heure/jour) et les sujets professionnellement inactifs (+2,41 ± 2,40 heure/jour) (P < 0,05). Les sujets les moins sédentaires avant diagnostic avaient un risque plus élevé d’augmenter leur temps passé assis (OR : 3,29 [2,45-4,42], P < 0,0001).

Les résultats issus de cette étude prospective suggèrent que le diagnostic de cancer est une période clef pour changer l’AP et les comportements sédentaires. Ils donnent des éléments utiles pour cibler des sous-groupes de patients qui sont exposés à un risque plus élevé de diminuer leur AP et d’augmenter leurs comportements sédentaires après leur diagnostic de cancer.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27749527



09/03/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Medicine...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Medicine sur les variations de l'activité physique et des comportements sédentaires entre avant et après le diagnostic de cancer chez les sujets de la cohorte NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



Prévalence de la déficience en vitamine D dans la polyarthrite rhumatoïde et associations avec l’activité de la maladie et les facteurs de risque cardiovasculaires : données de l’étude COMEDRA

Clin Exp Rheumatol. 2016 34(6):984-990

Cecchetti S, Tatar Z, Galan P, Pereira B, Lambert C, Mouterde G, Sutton A, Soubrier M, Dougados M.

L’association entre vitamine D et l’activité de la polyarthrite rhumatoïde (RA) est controversée. RA est un facteur de risque cardiovasculaire. Un taux faible en vitamine D pourrait augmenter la pression artérielle (PA) et diminuer le cholestérol-HDL. L’objectif de cette étude était de déterminer la prévalence de la déficience en vitamine D chez les patients atteints de RA comparée aux sujets contrôles et également d’étudier les associations entre vitamine D et l’activité RA et entre vitamine D et les facteurs de risque cardiovasculaires.

Les patients de l’étude COMEDRA avec une RA non active (critères ACR de 1987) ont été appariés à des sujets de la cohorte NUTRINET-SANTE (âge, sexe, latitude, saison de prélèvement des échantillons). La déficience en vitamine D a été définie comme < 10 ng/mL et l’insuffisance entre 10 et 29,9 ng/mL.

894 patients avec RA ont été inclus dont 861 appariés à  des sujets témoins. La prévalence de l’insuffisance et de la déficience en vitamine D était plus faible chez les patients avec RA que chez les sujets contrôles : 480 (55,8 %) vs. 508 (59 %) et 31 (3,6 %) vs. 45 (5,23 %) respectivement, p=0,04. Une corrélation inverse a été observée entre les taux de vitamine D et l’activité RA estimée par DAS28-CRP (p =  0,01), SDAI (p < 0,001) et CDAI (p = 0,001), mais pas par DAS28-CRP après ajustement sur l’âge, le sexe, la saison d’inclusion, l’indice de masse corporelle (IMC), la supplémentation en vitamine D, la durée de la maladie, les statuts RF ou anti-CCP et les traitements RA. Les taux en vitamine D étaient inversement corrélés à l’IMC (p < 0,001), mais pas à la PA, au cholestérol total, cholestérol-LDL, cholestérol-HDL et glycémie.

Cette étude montre que la vitamine D est inversement corrélée à l’activité RA et à l’IMC mais pas aux autres facteurs de risque cardiovasculaires.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27749232



02/03/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a co-publié un nouvel article dans le journal Clin Exp Rheumatol sur la prévalence de la déficience en vitamine D et ses associations avec l'activité de la polyarthrite rhumatoïde et les facteurs de risque cardiovasculaires chez des patients de l'étude COMEDRA appariés à des volontaires de l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



24/02/2017 - Dossier Inserm

Maladies auto-immunes : dompter le système immunitaire

Les maladies auto-immunes sont dues à des dysfonctionnements du système immunitaire, conduisant ce dernier à s'attaquer à tort à des composants de l'organisme. Face à ces maladies, l'enjeu pour les médecins et les chercheurs est d'arriver à contrôler le système immunitaire tout en conservant sa fonction normale.

Pour nous protéger efficacement contre les agressions extérieures, le système immunitaire doit faire la différence entre les intrus qu'il doit éliminer, et les composants de l'organisme qu'il doit ignorer. Cependant, il lui arrive de manquer de discernement. Il retourne alors ses armes anti-intrusion contre l'organisme, provoquant des maladies auto-immunes. Certaines lésions qui en découlent n'apparaissent que dans un seul organe ou tissu, comme dans le diabète de type 1 ou la myasthénie. D'autres affectent l'ensemble de l'organisme. C'est le cas du lupus érythémateux systémique.

Pour traiter ces pathologies, il s'agit d'identifier précisément les dysfonctionnements qui sont à leur origine, afin de les contrecarrer. Or l'affaire est complexe. D'une part, les attaques sont multiples. D'autre part, il faut parvenir à calmer le système immunitaire sans qu'il baisse la garde vis-à-vis des agents pathogènes...

Consultez le magazine en ligne



Les déterminants sociodémographiques des profils alimentaires dans un large échantillon de personnes âgées françaises

Nutrients. 2016 8(8):e484

Andreeva VA, Allès B, Feron G, Gonzalez R, Sulmont-Rossé C, Galan P, Hercberg S, Méjean C.

Cette analyse transversale fournit des informations actualisées sur les profils alimentaires (DP) et sur leurs déterminants sociodémographiques chez des personnes âgées.

6686 participants de l’étude de cohorte NutriNet-Santé, âgés de plus de 65 ans, ont été étudiés. Le régime alimentaire a été estimé à partir de 3 enregistrements de 24 h. Les déterminants selon le sexe ont été identifiés par régressions linéaires. En utilisant 22 groupes d’aliments prédéfinis, 3 DP ont été extraits.

Le DP « bon pour la santé » (fruits, légumes, céréales, fruits à coque, poisson) était positivement associé avec le niveau d’éducation, le fait de vivre seul(e) et d’être ancien fumeur ; il était négativement associé avec le surpoids, le tabagisme (chez les hommes), un âge de plus de 75 ans, l’hypertension et l’obésité (chez les femmes). Le DP « occidental » (viande, produits apéritifs, fromage, alcool) était positivement associé avec l’indice de masse corporelle (chez les hommes) et le tabagisme (actuel ou ancien) ; il était négativement associé à un âge de plus de 75 ans (chez les femmes) et le fait de vivre seul(e). Le DP « traditionnel » (pain, pommes de terre, lait, légumes, beurre, potage) était positivement associé avec l’âge et négativement associé avec le tabagisme (actuel ou ancien), le niveau d’éducation (chez les hommes) et le fait de résider dans une zone urbaine/semi-urbaine.

Ces résultats montrent une diversité des typologies alimentaires chez les personnes âgées et mettent en évidence des différences selon le sexe. De futures études pourraient élargir et comparer ces résultats au niveau international.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27509523



23/02/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Nutrients sur les déterminants sociodémographiques des profils alimentaires dans un échantillon de 6686 participants âgés de plus de 65 ans de l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



16/02/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Am J Hypertens sur la relation entre pression artérielle et adéquation aux recommandations nutritionnelles françaises dans un échantillon de 11302 participants de l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français 

A voir aussi : Alimentation et pression artérielle



Relation entre pression artérielle et adéquation aux recommandations nutritionnelles françaises

Am J Hypertens. 2016 29(8):948-58

Lelong H, Blacher J, Menai M, Galan P, Fezeu L, Hercberg S, Kesse-Guyot E

Adopter un régime alimentaire favorable à la santé tel que le régime DASH (Dietary Approach to Stop Hypertension) ou le régime méditerranéen (MD) représente un facteur majeur du mode de vie pour le contrôle de la pression artérielle (PA) en population générale. Des politiques nutritionnelles, telles que le Programme National Nutrition Santé (PNNS) en France ont été mises en place dans de nombreux pays avec pour objectif la prévention des maladies chroniques. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre la PA et l’adéquation aux recommandations du PNNS en comparaison avec l’adhérence aux régimes DASH et MD.

Une étude transversale a conduite sur 11302 participants non traités de l’étude NutriNet-Santé, une étude de cohorte française sur internet. Trois scores validés reflétant l’adéquation aux recommandations PNNS, aux régimes DASH et MD ont été calculés à partir d’enregistrements répétés de 24 h. Trois mesures de la PA ont été effectuées en suivant un protocole standardisé. Les associations entre les scores alimentaires et la PA ont été estimées par régressions linéaires multiples.

Chez les femmes, indépendamment de l’âge, du statut socio-économique, de l’indice de masse corporelle, de la consommation de tabac et d’alcool et de l’activité physique, l’adéquation aux recommandations du PNNS était inversement associée à la PA systolique (β = -0,63, P < 0,0001). Cette association inverse était d’une amplitude similaire pour l’adhérence aux régimes DASH (β = -0,66, P < 0,0001) ou MD (β = -0,63, P = 0,0002). Aucune association significative n’a été observée chez les hommes.

L’adéquation aux recommandations nutritionnelles françaises était inversement associée à la PA avec une amplitude similaire à celle observée pour l’adhérence à des régimes alimentaires bien connus pour la prévention et le traitement de l’hypertension.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26908464



09/02/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Br J Nutr sur les différentes typologies de mangeurs identifiées sur la base de leur consommation d'aliments conventionnels ou bio dans l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français

A voir aussi : BDLes caractéristiques des consommateurs de bioLa contribution des produits bio dans le régime alimentaire



Typologie de mangeurs basée sur la consommation d’aliments conventionnels ou bio : résultats de l’étude de cohorte NutriNet-Santé

Br J Nutr. 2016 116(4):700-9

Baudry J, Touvier M, Allès B, Péneau S, Méjean C, Galan P, Hercberg S, Lairon D, Kesse-Guyot E.

Des informations limitées sont disponibles sur des populations à grande échelle concernant les profils sociodémographiques et en nutriments ainsi que le comportement alimentaire des consommateurs en tenant compte des aliments conventionnels et bio. Les objectifs de cette étude étaient d’établir une typologie de consommateurs selon leurs habitudes alimentaires, basée à la fois sur leur profil alimentaire et le mode de production des aliments consommés (conventionnel ou bio), et de déterminer leurs caractéristiques sociodémographiques, comportementales et alimentaires.

Les données ont été collectées auprès de 28245 participants à l’étude NutriNet-Santé. Les données alimentaires ont été obtenues via un FFQ bio semi-quantitatif comportant 264 items. Pour identifier les clusters de consommateurs, une analyse en composantes principales a été appliquée sur seize groupes d’aliments conventionnels et seize bio, suivi par une procédure de clustering. Cinq clusters de consommateurs ont été identifiés : (1) un cluster caractérisé par un faible apport énergétique, une faible consommation d’aliments bio et une forte prévalence d’apports inadéquats en nutriments ; (2) un cluster de gros mangeurs d’aliments conventionnels avec des apports élevés en acides gras saturéset cholestérol ; (3) un cluster présentant des individus avec une consommation élevée d’aliments bio et une qualité nutritionnelle du régime alimentaire relativement adéquate ; (4) un groupe de forts consommateurs d’aliments bio dont 14 % de végétariens ou végétaliens caractérisés par une qualité nutritionnelle élevée du régime alimentaire et une faible prévalence d’apports inadéquats pour la plupart des vitamines excepté la B12 ; et (5) un groupe de consommateurs modérés d’aliments bio avec un apport particulièrement élevé en protéines et en alcool et une faible qualité nutritionnelle du régime.

Ces résultats sont importants pour les futures études étiologiques investiguant l’impact potentiel de la consommation d’aliments bio.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27311793



08/02/2017 - Interview du Dr Sandrine Péneau

Visionnez la vidéo dans laquelle le Dr Sandrine Péneau présente son travail, ses projets sur les déterminants psychologiques du comportement alimentaire, quelques résultats et perspectives :

 



Associations entre les déterminants des choix des plats pendant la préparation des repas à domicile et le statut pondéral dans l’étude NutriNet-Santé

Nutrients. 2016 8(7):e413

Ducrot P, Fassier P, Méjean C, Allès B, Hercberg S, Péneau S.

Bien que le fait de cuisiner à domicile a été associé à un indice de masse corporelle plus faible dans quelques études, aucune donnée n’est disponible sur l’association entre les déterminants des choix des plats pendant la préparation des repas à domicile et le surpoids.

Cette étude avait pour objectif d’évaluer cette association chez 50003 participants de la cohorte NutriNet-Santé. Les dimensions sous-jacentes à 27 critères influençant potentiellement les choix des plats ont été déterminées par analyse factorielle exploratoire. L’association entre les déterminants des choix des plats et le surpoids (incluant l’obésité) a été estimée par des modèles de régression logistique ajustés sur les caractéristiques sociodémographiques et de mode de vie.

Cinq dimensions des motivations des choix des plats sont apparues : alimentation saine (ex : « équilibre nutritionnel du plat »), contraintes (ex : « mes compétences culinaires »), plaisir (ex : « originalité du plat »), régimes spécifiques (ex : « mon statut santé ») et organisation (ex : « ce que j’ai prévu de manger »).  Une association négative a été observée entre le facteur alimentation saine et le surpoids (OR=0,65 (IC 95 % : 0,62-0,67)), tandis qu’une association positive a été observée entre les facteurs concernant le plaisir (OR=1,14 (IC 95 % : 1,10-1,19)) et les régimes spécifiques (OR=1,19 (IC 95 % : 1,17-1,22)) et le surpoids. Aucune association n’a été observée pour les contraintes et l’organisation.

Les associations significatives entre les déterminants des choix des plats et le surpoids soulignent l’intérêt de cibler ces déterminants afin de promouvoir des choix d’aliments et de plats plus favorables à la santé lors de la préparation des repas à domicile.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27399764



03/02/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Nutrients sur les associations entre les déterminants des choix des plats pendant la préparation des repas à domicile et le statut pondéral dans l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



27/01/2017 - Bande dessinée BioNutriNet



Qui sommes-nous ?

Direction 

  

Chercheurs et Maîtres de Conférences

    

    

Coordination opérationnelle, pôles biobanque et communication

Pôle diététique

  

Pôle médical

 

Pôle datamanagment/statistique

   

  

Pôle informatique

   

   

Pôle administratif et logistique

   

  

Doctorants

  

   

     

 

 

 



27/01/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Int J Behav Nutr Phys Act sur les associations entre l'attirance sensorielle pour le gras, le sucré et le salé et le risque d'obésité au sein de la cohorte prospective NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



Associations entre l’attirance sensorielle pour le gras, le sucré et le salé et le risque d’obésité chez des adultes français : une étude de cohorte prospective

Int J Behav Nutr Phys Act. 2016 13:74

Lampuré A, Castetbon K, Deglaire A, Schlich P, Péneau S, Hercberg S, Méjean C.

Les préférences sensorielles individuelles apparaissent comme un déterminant majeur des consommations alimentaires et pourraient en conséquence influencer le statut pondéral. Des études transversales ont montré une association positive entre l’attirance pour le gras et le statut pondéral et des résultats contradictoires concernant l’attirance pour le salé et le sucré. De plus, la contribution des consommations alimentaires pour expliquer cette association n’a jamais été investiguée. Nous avons étudié l’association prospective entre l’attirance sensorielle pour le gras, le sucré et le salé et l’apparition de l’obésité sur 5 ans chez des adultes ainsi que l’effet médiateur des consommations alimentaires sur cette relation.

Nous avons prospectivement examiné le risque d’obésité auprès de 24776 adultes français participant à l’étude de cohorte NutriNet-Santé. Les scores d’attirance et les données alimentaires ont été estimés à l’inclusion via un questionnaire sur internet et des enregistrements de 24 h respectivement. Les données anthropométriques auto-déclarées ont été collectées via un questionnaire sur internet chaque année pendant 5 ans. Les associations entre les quartiles d’attirance pour le gras, le sucré et le salé et le risque d’obésité, et l’effet médiateur du régime alimentaire ont été évalués avec des modèles de Cox à risques proportionnels mutlivariables stratifiés sur le sexe et ajustés sur les facteurs sociodémographiques et du mode de vie.

Chez les hommes et les femmes, l’attirance sensorielle pour le gras était positivement associée à un risque plus élevé d’obésité (hazard ratios pour le quartile 4 comparé au quartile 1, hommes : HR (Q4 vs. Q1)=2,39 (IC 95 % 1,39-4,11) P-trend=0,0005, femmes : HR (Q4 vs. Q1)=2,02 (IC 95 % 1,51-2,71) P-trend<0,0001). De plus, les consommations alimentaires contribuaient à expliquer respectivement 32 % et 52 % de l’effet de l’attirance sensorielle pour le gras sur le risque d’obésité, chez les hommes et les femmes. L’attirance sensorielle pour le sucré était associée à un plus faible risque d’obésité (hommes : HR (Q4 vs. Q1)=0,51 (0,31-0,83) P-trend=0,01, femmes : HR (Q4 vs. Q1)=0,72 (0,54-0,96) P-trend=0,035). En revanche, aucune association significative n’a été mise en évidence entre l’attirance pour le salé et le risque d’obésité.

Contrairement à l’attirance pour le sucré et le salé, une attirance élevée pour le gras apparait comme un facteur de risque majeur d’obésité, expliqué en grande partie par les consommations alimentaires. Nos résultats soulignent la nécessité de davantage considérer l’attirance sensorielle dans la prévention de l’obésité. 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27378200



Le logo nutritionnel 5-C apparait comme un outil efficace pour réussir à substituer certains aliments afin d’améliorer le régime alimentaire dans les différents profils nutritionnels

PLoS One. 2016 11(6):e0157545

Julia C, Méjean C, Péneau S, Buscail C, Alles B, Fézeu L, Touvier M, Hercberg S, Kesse-Guyot E.

Les logos nutritionnels en face avant des emballages sont considérés comme des outils utiles pour aider les consommateurs à faire des choix alimentaires plus favorables à la santé, et donc à améliorer leur régime alimentaire. L’objectif de cette étude était d’évaluer les profils nutritionnels dans une population française adulte utilisant le logo 5-C et de déterminer son effet potentiel sur l’amélioration du régime alimentaire via la substitution des aliments de moins bonne qualité nutritionnelle.

Les sujets de la cohorte NutriNet-Santé qui avaient complété trois enquêtes alimentaires ont été inclus dans cette étude transversale. Des groupes de sujets (clusters) d’individus ont été identifiés en utilisant le pourcentage d’énergie provenant des aliments de chaque couleur du logo 5-C comme variables de discrimination. Trois scenarios de substitution d’aliments pour une alternative plus favorable à la santé utilisant le 5-C ont été testés. Les consommations et apports alimentaires et les données sociodémographiques et du mode de vie ont été comparés dans les différents clusters par test ANOVA ou Chi-square.

Nous avons identifié trois groupes de sujets, ayant des profils alimentaires différents : « favorable à la santé » (N=28095, 29,3 % de l’échantillon total) avec une consommation élevée de fruits, légumes, produits céréaliers complèts et poisson ; « occidental » (N=33386, 34,8 %) avec une consommation élevée de boissons sucrées, céréales du petit déjeuner, fromage, aliments gras et sucrés ; « traditionnel » ( N=34461, 35,1 %) avec une consommation élevée de pommes de terre, pain, viande et desserts lactés. Globalement, les stratégies de substitution ont conduit à une augmentation du nombre de sujets atteignant les apports recommandés en énergie, macro et micronutriments. Les augmentations étaient particulièrement fortes dans le profil « occidental » pour les apports en lipides et acides gras saturés : de 16,2 % atteignant les apports recommandés en lipides (13,5 % pour les acides gras saturés) à 60,6 % et 85,7 % respectivement.

L’utilisation du logo 5-C comme indicateur des choix alimentaires permet de caractériser des profils alimentaires et apparait comme un outil efficace pour aider à améliorer la qualité nutritionnelle du régime alimentaire par le biais de substitutions d’aliments.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27322033



17/01/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal PLoS One sur l'efficacité du logo nutritionnel 5-C pour substituer certains aliments et améliorer le régime alimentaire dans les différents profils nutritionnels au sein de la cohorte NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



11/01/2017 - Questionnaire Perception, personnalité et comportements (Partie 2)

Ce nouveau questionnaire a pour objectif d'évaluer votre perception de certains aspects de vos comportements et de votre personnalité afin d'étudier les associations entre ces caractéristiques et votre alimentation.

Il s'agit de la deuxième partie du questionnaire Perception, personnalité et comportements.  

Il comprend des questions sur la qualité de votre alimentation, sur vos conditions de vie et sur votre personnalité. En complément de la première partie, il permettra aux chercheurs de compléter notre compréhension de certains aspects déterminant les comportements et choix alimentaires susceptibles de jouer un rôle sur la santé.

Vous pouvez tout à fait compléter cette partie même si vous n’avez pas complété la première partie.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



11/01/2017 - Questionnaire Peau et alimentation

Ce nouveau questionnaire a pour objectif d'étudier les associations entre alimentation et certaines maladies de la peau inflammatoires ou auto-immunes (ex : acné, psoriasis, eczéma...).

De plus en plus d'études suggèrent qu'il existerait un lien entre certaines maladies de peau (psoriasis, eczéma, acné…) et l'alimentation. Les modifications de l’alimentation dans les pays Occidentaux (régimes souvent plus riches en aliments transformés, en graisses, en sucres, pauvre en micronutriments…) pourraient en partie expliquer l’augmentation du nombre de maladies allergiques et inflammatoires observée dans la population.

Ce questionnaire porte sur certaines maladies de peau dont le point commun est qu’il s’agit de maladies inflammatoires ou auto-immunes c’est-à-dire secondaires à des dérèglements du système de défense de l’organisme (ou immunité). Vos réponses permettront aux chercheurs d'étudier en détail les liens entre ces maladies de peau et les consommations alimentaires.

Il restera disponible 6 mois.

Merci par avance de votre participation !



01/01/2017 - Très bonne année 2017 à tous !

Bonne année 2017

 

Toute l'équipe NutriNet-Santé vous présente ses meilleurs voeux pour la nouvelle année.

Nous profitons de cette occasion pour vous annoncer le basculement définitif de l'étude NutriNet-Santé sur ce nouveau site.

Nous remercions tous les Nutrinautes qui se sont reconnectés et qui nous ont apporté une aide préciseuse en nous signalant les problèmes rencontrés sur cette nouvelle application.

Un grand merci à vous pour votre participation, votre soutien et votre aide.

L'année 2017 sera synonyme d'évolution pour l'étude et nous espérons de tout coeur que ce sera avec vous !

L'équipe NutriNet-Santé



Utilisation d’Internet pour la recherche d’informations en nutrition-santé : résultats sur une large population d’adultes français (cohorte NutriNet-Santé)

Br J Nutr. 2016 115(11):2039-46

Fassier P, Chhim AS, Andreeva VA, Hercberg S, Latino-Martel P, Pouchieu C, Touvier M.

Internet est aujourd’hui devenu une source majeure d’informations dans le domaine de la santé et de la nutrition. Peu de connaissances ont été publiées sur le type de sites Internet consultés (sites institutionnels/officiels vs non-institutionnels). En outre, les connaissances sont également limitées sur la propension des internautes à discuter avec un professionnel de santé des informations trouvées sur le net. L’objectif était d’étudier l’utilisation d’Internet liée à la santé et à la nutrition dans une large population d’adultes français.

Les données ont été collectées en 2013 par auto-questionnaire auprès de 42 113 sujets participant à l’étude NutriNet-santé (âge moyen=21,2 ans, 76 % de femmes). Les comparaisons ont été effectuées par des régressions logistiques multivariées non-conditionnelles.

85,1 % des sujets ont déclaré avoir utilisé Internet pour obtenir des informations sur la santé et la nutrition et 23 % pour lire ou poster des messages sur des forums santé/nutrition. Seulement 16 % des participants discutaient des informations obtenues en ligne avec un professionnel de santé. Cette proportion était d’autant plus faible chez les sujets ayant un niveau d’étude plus bas et des compétences informatiques moindres (p<0.0001). Parmi les 8 038 sites Internet cités par les participants comme source d’information privilégiée dans lesdomaines santé et/ou nutrition, les sites institutionnels ne représentaient que 12,9 % des sites. Seulement 1 site institutionnel (Mangerbouger.fr) était présent dans le top 10 des sites nutrition/santé les plus cités. Les sujets plus âgés (p<0,0001), ayant un plus faible niveau d’étude (p<0,0001), des compétences informatiques moindres (p=0,0001) et de moins bonnes connaissances des recommandations nutritionnelles officielles (p=0,0002) avaient plus tendance à consulter des sites de type non-institutionnel.

Cette étude montre que les sites institutionnels/officiels sont globalement peu fréquentés et que la proportion des personnes discutant des informations obtenues sur Internet avec un professionnel de santé est faible. Ces tendances sont d’autant plus marquées chez les personnes les plus vulnérables (e.g. plus faible niveau d’étude) vis-à-vis de la qualité et de la fiabilité des informations délivrées sur le net. Ces résultats confirment la nécessité de remettre au centre du dispositif des sites institutionnels attractifs délivrant une information fiable et validée dans le domaine de la santé et de la nutrition.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27081008



Impact des différents logos nutritionnels en face avant des emballages sur les intentions d’achats du consommateur : un essai contrôlé randomisé

Am J Prev Med. 2016 50(5):627-36

Ducrot P, Julia C, Méjean C, Kesse-Guyot E, Touvier M, Fezeu L, Hercberg S, Péneau S.

Malgré les éléments suggérant l’utilité des logos nutritionnels en face avant des emballages pour aider les consommateurs à évaluer la qualité nutritionnelle des produits alimentaires, les travaux de recherche sur le choix des aliments sont peu nombreux. L’objectif de cette étude était de comparer l’impact relatif de différents logos nutritionnels en face avant des emballages sur les intentions d’achats des consommateurs.

Un essai randomisé contrôlé à 5 bras a été conduit en utilisant un supermarché virtuelavec des participants de l’étude française NutriNet-Santé. Le critère d’éligibilité était l’implication dans l’achat de denrées alimentaires. Le but de l’intervention était de simuler une situation d’achats avec des logos nutritionnels apposés à des produits alimentaires (décembre 2014 à mars 2015). Les participants ont été aléatoirement assignés à un des 5 conditions d’exposition via une plateforme informatique : « Guideline Daily A mounts » (GDA), Multiple Traffic Lights (MTL), logo 5-couleurs (5-C), « Green Tick » (Tick) ou contrôle (sans logo en face avant des emballages). L’objectif principal était l’évaluation de la qualité nutritionnelle générale du contenu du panier d’achats estimée à partir du profil nutritionnel des aliments de la « British Food standards Agency ». Les objectifs secondaires étaient le contenu en énergie et en nutriment du panier d’achats.

Un total de 11981 participants a été inclus dans les analyses (avril 2015). Le logo 5-C était associé à la meilleure qualité nutritionnelle du panier avec les scores « Food standards Agency » (FSA) les plus bas (score FSA = 8,72 ± 2,75) suivi par le MTL (8,97 ±2,68)  et le « Green Tick » (8,99 ±2,71) comparé au contrôle (9,34 ±2,57) (p < 0,0001). Le logo 5-C était le seul logo à être associé à un panier avec une faible teneur en lipides, acides gras saturés et sel (p < 0,05). L’impact des différents logos était équivalent dans tous les sous-groupes sociodémographiques considérés.

Le logo 5-C basé sur une échelle avec un code couleur graduel pour indiquer la qualité nutritionnelle est particulièrement efficace pour promouvoir des choix alimentaires favorables à la santé dans tous les sous-groupes de population.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26699246



L’alimentation intuitive est inversement associée au statut pondéral dans une population générale issue de l’étude NutriNet-Santé

Obesity. 2016 24(5):1154-61

Camilleri GM, Méjean C, Bellisle F, Andreeva VA, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Péneau S.

L’objectif était d’étudier la relation entre l’alimentation intuitive (AI) et le statut pondéral dans un large échantillon d’adultes. L’AI correspond au fait de manger en réponse aux signaux de faim ou de satiété plutôt qu’aux signaux émotionnels, et ce sans s’interdire certains aliments.

Un total de 11774 hommes et 40389 femmes âgés de plus de 18 ans participants à la cohorte NutriNet-Santé ont été inclus dans cette analyse transversale. La taille et le poids auto-déclarés ont été collectés ainsi que le niveau d’AI en utilisant une version française validée de « Intuitive Eating Scale-2 ». L’association entre l’AI et le statut pondéral a été évaluée avec des modèles de régression logistique multinomiale.

Les scores d’AI était négativement associés auxsurpoids ou à l’obésité à la fois chez les hommes et chez les femmes. Les associations les plus fortes ont été observées chez les femmes pour le surpoids [quartile 4 vs. 1 AI : OR, IC 95 % : (0,19, 0,17-0,20)] et l’obésité (0,09, 0,08-0,10). Les associations chez les hommes étaient les suivantes : pour le surpoids (0,43, 0,38-0,48) et l’obésité (0,14, 0,11-0,18).

Nos données ont montré une association inverse entre l’’AI et le surpoids et l’obésité. Bien qu’aucune causalité ne puisse être déduite de ces associations, ces données suggèrent que la prise en compte de l’AI pourrait être pertinente dans le cadre de la prévention et la prise en charge de l’obésité.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26991542



Développement d’un outil de mesure des performances cognitives auto-administré par internet

J Med Internet Res. 2016 18(4):e68

Assmann KE, Bailet M, Lecoffre A, Galan P, Hercberg S, Amieva H, Kesse-Guyot E.

La démence est un problème de santé publique. La mesure répétée des performances cognitives dans grandes études épidémiologiques est nécessaire pour contribuer à élaborer des mesures de prévention précoce. La collecte de données par des outils en ligne auto-administrés pourrait réduire considérablement la logistique et le coût financier de ce type d’investigation.

Un outil de mesure a été développé et testé puis comparé à un mode de passation traditionnel par un neuropsychologue.

La batterie de tests inclut des mesures de la vitesse psychomotrice, de l'attention, des fonctions exécutives, de la mémoire épisodique, de la mémoire de travail et de la mémoire associative. Les deux versions de la batterie cognitive ont été complétées par 189 volontaires (Cross-over équilibré).

La concordance entre les deux versions variait selon la tâche avec des corrélations de Spearman allant de 0,42 et 0,73. Environ la totalité des participants a déclaré que la durée de la batterie auto-administré était acceptable (99,5 %), que les tâches étaient ludiques (87,6 %), que les instructions étaient suffisamment détaillées (90,8 %) et compréhensibles (88,7 %). La version auto-administrée de la batterie de tests cognitifs NutriCog a fourni des informations similaires à celle de la version supervisée.

Ainsi, l'intégration des évaluations cognitives répétées dans de grandes cohortes via la mise en œuvre d’outils auto-administrés semble faisable et présente des avantages.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27049114



Pratique de techniques de relaxation et statut pondéral dans un large échantillon d’adultes

Am J Prev Med. 2016 50(4):e101-9

Camilleri GM, Méjean C, Bellisle F, Hercberg S, Péneau S.

Dans les pays industrialisés caractérisés par une forte prévalence d’obésité et de stress chronique, les techniques de relaxation telles que le yoga ou la méditation pourraient faciliter le contrôle du poids. Cependant, quasiment aucune donnée n’est disponible pour déterminer si la pratique de techniques de relaxation est réellement associée au statut pondéral. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre la pratique de techniques de relaxation et le statut pondéral dans un large échantillon d’adultes.

Un total de 61704 individus âgés de plus de 18 ans participants à l’étude NutriNet-Santé (2009-2014) a été inclus dans cette analyse transversale conduite en 2014. Les données sur la pratique de techniques de relaxation ont été collectées, ainsi que la taille et le poids auto-déclarés. L’association entre la pratique de techniques de relaxation et le statut pondéral a été évaluée avec des modèles de régression logistique multinomiale et linéaire multiples ajustés sur les facteurs sociodémographiques, alimentaires et de mode de vie.

Après ajustement sur les facteurs sociodémographiques et de mode de vie, les individus pratiquant des techniques de relaxation de façon régulière (au moins une fois par semaine depuis au moins un an) étaient moins en surpoids (OR=0,68, IC 95 %=0,63-0,74) ou obèses (OR=0,55, IC 95 %=0,50-0,61) par rapport aux personnes ne pratiquant pas ces techniques. De plus, les individus pratiquant de façon régulière avaient un indice de masse corporelle inférieur à celui des non utilisateurs (-3,19, IC 95 %=-3,71, -2,68).

Ces données apportent de nouveaux arguments concernant une relation inverse entre la pratique de techniques de relaxation et le statut pondéral. Si des relations causales étaient démontrées dans de futures études prospectives, cette pratique pourrait être promue dans le cadre de la prévention et de la prise en charge de l’obésité.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26657183



Les indicateurs socio-économiques sont associés aux apports nutritionnels de façon indépendante chez les adultes français : une étude DEDIPAC

Nutrients. 2016 8(3). pii: E158

Si Hassen W, Castetbon K, Cardon P, Enaux C, Nicolaou M, Lien N, Terragni L, Holdsworth M, Stronks K, Hercberg S, Méjean C.

Une position socioéconomique (PSE) moins favorisée est associée à des comportements alimentaires plus défavorables à la santé. Certaines études montrent que les 3 principaux indicateurs de PSE (niveau d’éducation, catégorie socio-professionnelle (CSP) et revenu) n’ont pas des niveaux équivalents d’association avec les consommations alimentaires, associations qui pourraient se cumuler. Peu d’études utilisent les 3 indicateurs simultanément, en particulier pour l’étude des apports en nutriments. L’objectif était d’examiner les associations indépendantes de chaque indicateur de PSE avec les apports en nutriments. L’effet modificateur du niveau d’éducation et de la CSP sur les associations entre apports en nutriments et revenus a été investigué.

Cette analyse transversale a été menée auprès de 91 900 adultes français inclus dans l’étude Nutrinet-Santé entre 2009 et 2013. Les apports en nutriments ont été estimés à partir de 3 enregistrements alimentaires de 24 h. Les indicateurs socioéconomiques ont été collectés par un questionnaire à l’inclusion. Des modèles de régression linéaire ajustés sur l’âge et l’apport énergétique total ont été utilisés pour analyser les associations entre les indicateurs de PSE et les apports en nutriments. Lorsque l’interaction entre 2 indicateurs de PSE était significative, des analyses stratifiées ont été réalisées.

Les hommes et les femmes de niveau d’éducation le plus élevé avaient des apports plus élevés en fibres, β-carotène et vitamine C (6-9 %) et moins élevés en protéines (-6 %) que ceux du niveau éducatif le plus bas. Les sujets ayant les plus hauts revenus consommaient moins de glucides complexes (-6 %) et avaient des apports en magnésium (6 %), vitamine B9 (5 %) et vitamine C (12-14 %) plus élevés que ceux aux plus faibles revenus. Enfin, les femmes cadres avaient des apports plus élevés en vitamine D (12 %), magnésium et β-carotène (7 %) que les ouvrières. Des interactions significatives entre niveau d’éducation et revenus ont été observées : parmi les hommes et les femmes d’éducation faible, ceux ayant les plus hauts revenus avaient des apports plus élevés en magnésium, β-carotène et vitamine B9 que ceux aux revenus les plus bas, alors qu’aucune différence n’a été observée chez ceux du niveau d’éducation supérieur. Par ailleurs, les hommes, les ouvriers et les employés aux plus hauts revenus avaient des apports plus élevés en potassium que les autres catégories de revenus, tandis qu’aucune différence n’a été observée chez les cadres.

L’utilisation simultanée des 3 indicateurs de PSE et l’étude de leurs interactions ont permis de souligner leurs effets propres, ce qui montre que les disparités sociales en nutrition résultent de mécanismes complexes. Notre étude a mis en évidence un effet modificateur du niveau d’éducation sur les relations entre revenus et apports en nutriments. Ces résultats permettront d’orienter plus finement les interventions alimentaires de santé publique, en particulier au sein des populations de faible niveau d’éducation.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26978393



Corrélations entre fruits, légumes, poisson, vitamines et acides gras estimés par des enregistrements alimentaires non consécutifs sur internet et les biomarqueurs correspondants du statut nutritionnel

J Acad Nutr Diet. 2016 116(3):427-38

Lassale C, Castetbon K, Laporte F, Deschamps V, Vernay M, Camilleri GM, Faure P, Hercberg S, Galan P, Kesse-Guyot E.

Il est d’une importance majeure de mesurer la validité des apports alimentaires auto-déclarés via des outils internet avant de les utiliser à plus grande échelle.

L’objectif de cette étude était de valider les apports auto-déclarés en poisson, fruits et légumes et certains micronutriments estimés par un enregistrement alimentaire auto-déclaré sur internet utilisé dans le cadre de la cohorte prospective NutriNet-Santé par rapport aux concentrations plasmatiques des biomarqueurs suivants : bêta-carotène, vitamine C, acides gras polyinsaturés n-3 (AGPI n-3).

Cent quatre vingt dix huit volontaires adultes (103 hommes et 95 femmes, âge moyen : 50,5 ans) ont été inclus dans le protocole : ils ont complétés 3 enregistrements alimentaires non consécutifs et échantillons sanguins ont été prélevés à 3 semaines d’intervalle. L’étude a été conduite dans la région parisienne (France) entre octobre 2012 et mai 2013. Les apports déclarés en poisson, fruits et légumes et certains micronuriments et les taux plasmatiques en bêta-carotène, vitamine C et AGPI n-3 ont été comparés. Les coefficients de corrélation de Spearman simples ou avec ajustements ont été estimés après dé-atténuation pour la variation intra-individuelle.

Concernant les groupes d’aliments chez les hommes, les corrélations ajustées étaient comprises entre 0,20 pour les légumes et la vitamine C plasmatique et 0,49 pour les fruits et la vitamine C plasmatique ; entre 0,40 pour le poisson et c20:5 n-3 (acide eicosapentaénoïque [EPA]) plasmatique et 0,55 pour le poisson et c22:6 n-3 (acide docosahexaénoïque) plasmatique. Chez les femmes, les corrélations étaient comprises entre 0,13 (non significative) pour les légumes et la vitamine C plasmatique et 0,41 pour les fruits et légumes et le bêta-carotène plasmatique ; entre 0,27 pour le poisson gras et EPA plasmatique et 0,54 pour le poisson et EPA+acide docosahexaénoïque plasmatique. Concernant les micronutriments, les corrélations ajustées étaient comprises entre 0,36 (EPA) et 0,58 (vitamine C) chez les hommes et entre 0,32 (vitamine C) et 0,38 (EPA) chez les femmes.

Ces résultats suggèrent que 3 enregistrements alimentaires non consécutifs sur internet fournissent une estimation correcte des apports réels en fruits, légumes, poisson, bêta-carotène, vitamine C et AGPI n-3. En tenant compte des autres études de validation, cette étude montre une validité satisfaisante de cette méthode d’estimation des apports alimentaires dans de grandes études épidémiologiques et ouvre de nouvelles perspectives en épidémiologie.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26522988



Détection des individus à risque d’insuffisance en vitamine D : développement et validation d’un score basé sur des caractéristiques individuelles pour une utilisation simple en pratique clinique

Medicine (Baltimore). 2016 95(7):e2783

Deschasaux M, Souberbielle JC, Andreeva VA, Sutton A, Charnaux N, Kesse-Guyot E, Latino-Martel P, Druesne-Pecollo N, Szabo de Edelenyi F, Galan P, Hercberg S, Ezzedine K, Touvier M.

La vitamine D jouerait un rôle central dans la prévention de différentes pathologies. Eviter une insuffisance en vitamine D et maintenir un statut suffisant en vitamine D est donc crucial, ce qui, en pratique clinique, fait généralement intervenir la prescription de dosages sanguins ou de suppléments. Toutefois, les autorités sanitaires indiquent que ces stratégies devraient mieux cibler les populations à risque d’insuffisance en vitamine D. L’objectif de cette étude était donc de développer un score visant à détecter les sujets à risque d’insuffisance en vitamine D (concentration en 25OHD ≤ 20 ng/ml) en pratique clinique, basé uniquement sur des caractéristiques individuelles faciles d’accès et sur un système de calcul simple.

Le score a été développé sur 1557 sujets non supplémentés d’âge moyen issus de la cohorte SU.VI.MAX. Les points attribués correspondent aux OR, arrondis à 0,5 près, de chaque caractéristique associée à une insuffisance en vitamine D dans le modèle de régression logistique multivariée. L’aire sous la courbe ROC (AUC), la sensibilité, la spécificité et les valeurs prédictives positives et négatives ont été calculées. Une validation externe de ce score a été réalisée dans un échantillon de 781 participants issus d’une cohorte indépendante (NutriNet-Santé).

Les points du score de Prédiction d’une Insuffisance en Vitamine D (VDIP score) ont été attribués comme suit : 1,5 pour femme, surpoids, activité physique < 1 h/j, saison=Décembre-Janvier, exposition solaire modérée et phototypes de Fitzpatrick très clairs (I-II) ou foncés (V-VI) ; 2 pour latitude ≥ 48°N et saison=Avril-Mai ; 2,5 pour obésité et saison=Février-Mars ; 3 pour faible exposition solaire. Ce score a montré de bonnes performances prédictives avec une AUC=0,70±0.01 (0,67±0,02 dans l’échantillon de validation), et pour un score ≥ 7, une sensibilité/spécificité de 0,67/0,63 et une valeur prédictive positive/négative (VPP/VPN) de 0,70/0,59. 70 % des individus avec un score ≥ 7 présentaient une insuffisance en vitamine D (80 % chez ceux avec un score ≥ 9).

Le score VDIP a montré sa capacité à détecter les adutes à risque d’insuffisance en vitamine D (score ≥ 7, risque modéré ; score ≥ 9, risque élevé). Il est basé sur des caractéristiques individuelles faciles d’accès pouvant être recueillies à l’aide d’un questionnaire simple, rapide et gratuit. Cette stratégie devrait ainsi permettre de limiter les prescriptions de dosages (coûts importants) ou la supplémentation systématique en vitamine D (dont les conséquences à long terme sont mal connues).

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26886626



26/12/2016 - Interventions du Dr Mathilde Touvier et du Dr Sandrine Péneau

 

Lors de la 1ère réunion scientifique organisée par l'association des Nutrinautes et Suvimaxiens le 11/06/2016, certains chercheurs ont présenté les résultats de leurs travaux de recherche.

Vous pouvez consulter les vidéos des intervenants suivants :

  • Dr Mathilde Touvier : Résultats sur les compléments alimentaires vidéo
  • Dr Sandrine Péneau : Résultats sur les liens entre la psychologie, la consommation alimentaire et le statut pondéral vidéo


Caractéristiques alimentaires et de santé des consommateurs de bio : résultats de l'étude NutriNet-Santé

Br J Nutr. 2015 114(12):2064-73

Baudry J, Méjean C, Péneau S, Galan P, Hercberg S, Lairon D, Kesse-Guyot E.

Les produits issus de l’agriculture biologique ne cesse d’augmenter en France avec un marché à domicile qui a progressé de près de 20 % entre 2012 et 2014. Les principales raisons de consommation invoquées par les consommateurs sont des raisons de santé et des raisons environnementales.

Les données ont été collectées à l’aide de questionnaires auto-administrés sur internet. Les analyses ont été réalisées sur un très large échantillon de 54 283 individus participant à l’étude NutriNet-Santé.  Les résultats de cette étude spécifique sur les consommateurs de bio, publiée dans British Journal of Nutrition, montrent que les consommateurs de bio réguliers ont plus tendance à être végétariens ou végétaliens, à être utilisateurs de compléments alimentaires et à suivre un régime pour rester en forme et ont moins tendance à suivre un régime pour maigrir.

Les consommateurs de bio réguliers ont également moins tendance à connaitre les recommandations nutritionnelles liées aux produits d’origine animale et plus tendance à connaitre celles liées aux produits d’origine végétale. Quand ils connaissent les recommandations, les consommateurs de bio réguliers les suivent davantage. Les consommateurs de bio réguliers ont plus souvent déclarés souffrir d’allergies alimentaires et présentent moins souvent un diabète de type II et une hypertension. Enfin, les hommes qui consomment bio régulièrement ont moins souvent développé une maladie cardiovasculaire par le passé et les femmes qui consomment bio ont plus souvent développé un cancer par le passé.

Ces résultats ont mis en évidence des caractéristiques spécifiques associées à la consommation de produits bio qu’il s’agisse des comportements alimentaires, des connaissances nutritionnelles ou de l’historique de maladies. Les effets à long terme sur l’état nutritionnel et le rôle protecteur ou délétère à l’égard de maladies chroniques de la consommation de bio seront étudiés dans le cadre du projet ANR BioNutrinet durant le suivi de cette cohorte qui devrait durer encore au moins 5 ans.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26429066



26/12/2016 - Dossier Inserm

Tests génétiques : Faut-il tout prédire ?

Faire parler les gènes, voilà tout l'enjeu des tests génétiques ! Leur but ? Déceler des particularités qui pourraient aider à diagnostiquer une maladie existante, à adapter un traitement ou même à prédire le risque de développer une pathologie dans le futur.

Les gènes ne sont pas visibles à l'oeil nu et, pourtant, ce sont eux qui dictent en partie ce que nous sommes : la couleur de nos cheveux, notre taille, les risques que nous avons de souffrir de certaines maladies... Les scientifiques s'y intéressent depuis longtemps et essaient notamment de décrypter leur langage, histoire de savoir ce que chacun d'entre eux gouverne.

Ainsi de nombreux tests génétiques ont été développés. Ces tests consistent à rechercher des anomalies sur la molécule d'ADN elle-même, ou à dépister des anomalies concernant le nombre ou la forme des chromosomes. Ils apportent des informations précieuses, relatives à la santé des individus ou à celle de leur famille. Mais si les tests génétiques viennent en aide à certains patients, leur utilisation doit restée raisonnée et raisonnable.

Consulter le magazine en ligne



Marche et cyclisme pour se déplacer de son domicile au travail, le loisir et les courses : les relations avec les caractéristiques individuelles et l’activité physique pendant le temps libre dans une étude transversale (projet ACTI-Cités)

Int J Behav Nutr Phys Act. 2015 12:150

Menai M, Charreire H, Feuillet T, Salze P, Weber C, Enaux C, Andreeva VA, Hercberg S, Nazare JA, Perchoux C, Simon C, Oppert JM.

Augmenter le comportement de transport actif (marche, cyclisme) au cours de la vie est un élément clé pour promouvoir l’activité physique bénéfique à la santé. Il existe toutefois un besoin de mieux comprendre les corrélations de certains domaines de marche et de cyclisme pour identifier plus précisément les populations à risque pour les interventions de santé publique. De plus, les connaissances sur les interactions entre la marche et le cyclisme restent limitées.

Nous avons évalué par auto-déclaration le temps passé à la marche et au cyclisme au cours des derniers mois dans trois domaines spécifiques (déplacement domicile/travail, loisir, courses) chez 39295 adultes français (76,5 % de femmes) de l’étude de cohorte sur internet NutriNet-Santé. Des modèles de régression logistique multivariée ont été utilisés pour étudier les associations avec les caractéristiques socio-démographiques et l’activité physique.

Avoir une carte de transport était positivement et fortement associé à la marche pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail et pour les courses mais n’était pas associé à la marche dans le cadre du loisir ou à tous les domaines de cyclisme. Avoir une place de parking sur le lieu de travail était négativement et fortement associé à la marche et au cyclisme pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail. L’indice de masse corporelle était négativement associé à la marche pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail et pour les courses ainsi qu’aux trois domaines du cyclisme. L’activité physique pendant le temps libre était négativement associée à la marche pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail mais positivement associée aux deux autres domaines de marche et aux trois domaines de cyclisme. La marche pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail était positivement associée aux autres domaines de marche ; le cyclisme pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail était positivement associé aux autres domaines de cyclisme. La marche pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail n’était pas associée au cyclisme pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail.

Chez l’adulte, les associations entre la marche et le cyclisme, les caractéristiques socio-démographiques et l’activité physique diffèrent selon les domaines (trajet domicile/lieu de travail, loisir, courses). L’amélioration des connaissances sur les associations entre les différents domaines devrait aider au développement d’interventions ciblant à la fois la bonne population et le bon comportement.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26646510



Efficacité des logos nutritionnels en face avant des emballages chez des adultes français : résultats issus de l’étude NutriNet-Santé

PLoS One. 2015 10(10):e0140898

Ducrot P, Méjean C, Julia C, Kesse-Guyot E, Touvier M, Fezeu L, Hercberg S, Péneau S.

A ce jour, aucun consensus n’existe concernant le logo nutritionnel le plus approprié à apposer en face avant des emballages afin d’aider les consommateurs à faire des choix éclairés. Notre objectif était de comparer l’efficacité de plusieurs types de logos actuellement utilisés , et ce dans un large échantillon d’adultes.

L’efficacité des logos a été évaluée en mesurant l’acceptabilité et la compréhension parmi 13578 participants de l’étude de cohorte NutriNet-Santé, représentatifs de la population adulte française. Les participants ont été exposés à cinq conditions dont quatre logos nutritionnels : « Guideline Daily Amounts » (GDA), Multiple Traffic Lights (MTL), le logo 5-couleurs (5-C), « Green Tick » (Tick) et une condition sans logo. L’acceptabilité a été évaluée par plusieurs indicateurs : l’attractivité, l’attirance, la difficulté de compréhension perçue. La compréhension objective a été évaluée par le pourcentage de réponses correctes pour classer trois produits en fonction de leur qualité nutritionnelle. Cinq différentes catégories de produits ont été testées : les plats préparés à base de poisson, les pizzas, les produits laitiers, les céréales du petit déjeuner et les produits apéritifs. Les différences d’efficacité ont été comparées avec des tests Chi-square.

Le logo 5-C a été perçu comme le plus facilement identifiable et celui requérant le moins d’effort et de temps à comprendre. Le GDA était considéré comme le moins facilement identifiable et compréhensible, bien que considéré comme le plus attractif et le plus apprécié. Tous les logos testés étaient efficaces pour classer les produits en fonction de leur qualité nutritionnelle comparé à l’absence de logo (p < 0,0001), avec toutefois des niveaux d’efficacité variables. Globalement, le 5-C était plus performant, suivi par le MTL, le GDA et le Tick.

Le logo 5-C a été considéré comme facile à identifier, simple et rapide à comprendre ; il était performant pour comparer la qualité nutritionnelle des produits. Ainsi, le 5-C pourrait présenter des avantages dans des situations d’achats en conditions réelles où les choix sont habituellement réalisés rapidement.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26509679



Estimation de la contribution des produits bio dans le régime alimentaire chez des adultes Français de l’étude de cohorte NutriNet-Santé

Nutrients. 2015 7(10):8615-32

Baudry J, Méjean C, Allès B, Péneau S, Touvier M, Hercberg S, Lairon D, Galan P, Kesse-Guyot E.

Les Français sont de plus en plus nombreux à consommer bio et 62 % déclarent consommer bio au moins une fois par mois (Baromètre Agence Bio/CSA 2015). La France se place aujourd’hui en 3e position en Europe avec la plus grande surface bio. Malgré cette croissance, la bio demeure un marché de niche. Par ailleurs, la part de bio dans le régime alimentaire n’a été que peu étudiée.

Moins de 12 % des participants ont déclaré ne pas avoir consommé bio au cours de l’année précédente. La part relative moyenne d’aliments bio dans la diète des femmes était de 20 % et était supérieure à celle des hommes (18 %). La médiane se situait à 14 % chez les femmes et 10 % chez les hommes. De manière générale, la contribution des produits bio à la consommation de produits d’origine végétale était supérieure à celle des produits d’origine animale. Le produit alimentaire le plus consommé en bio en termes de poids (g/j) était la pomme et le produit consommé par le plus grand nombre de consommateurs en bio était les œufs. Les produits transformés (type fast-food ou soda) étaient des groupes alimentaires relativement peu consommés en bio alors que les substituts protéiques étaient largement consommés en bio.

Dans cette population d’étude, la consommation de bio n’était pas anecdotique pour certains groupes alimentaires : les œufs, les fruits et légumes, le lait mais la part relative de bio pour certains groupes alimentaires demeurait moindre : charcuterie, produits transformés. Etant donné la population particulière de l’étude, l’utilisation d’un questionnaire de fréquence et d’une échelle à 5 modalités pour estimer la fréquence de consommation en bio, il convient d’interpréter ces résultats avec prudence avant généralisation. Les consommateurs de bio représentant un groupe très hétérogène, les futures recherches devront s’attacher à investiguer les spécificités de ces consommateurs pour évaluer les potentielles relations entre niveau de consommation de bio et santé.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26506372



Perception et caractéristiques associées à la perception favorable de la taxe sur les boissons sucrées implémentée en France depuis 2012

Public Health Nutr 2015 18:2679-88

Julia C, Mejean C, Vicari F, Peneau S, Hercberg S.

L’objectif de ce travail était d’analyser la perception de la taxe sur les boissons sucrées mise en place en France en janvier 2012 et les caractéristiques sociodémographiques associées à son adhésion.

Dans cette étude transversale portant sur 1996 sujets issus de l’étude NutriNet-Santé, un questionnaire spécifique portant sur la perception de la taxe a été auto-administré. Les associations entre les caractéristiques socio-démographiques des participants et leur adhésion à la taxe ont été analysées par régression multinomiales.

La majorité des participants était favorable à la taxe et 57 % d’entre eux la percevaient comme étant utile pour favoriser la santé de la population. L’adhésion à la taxe était plus importante si l'argent récolté était utilisé pour améliorer le système de santé (72,7 %). Les sujets plus âgés étaient plus favorables à la taxe que les sujets plus jeunes (odds ratio (OR) 2,37, intervalle de confiance à 95 % (95 % IC) (1,60 ; 3,49) pour les plus de 65 ans vs. les 26-45 ans, P<0.001). Les sujets avec un plus faible niveau d’éducation étaient moins favorables à la taxation que les sujets ayant un niveau d’éducation supérieur (OR 0,31 95 % IC (0,19 ; 0,52) pour les sujets sans diplôme ou avec une éducation primaire vs. éducation supérieure ; P<0.001). Dans les modèles étudiées, la consommation de boissons sucrées n’était pas associée à la perception de la taxe.

La taxe sur les boissons sucrées en France apparaît comme étant perçue favorablement par la population. Les caractéristiques socio-démographiques modulaient cette perception.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25627337



Déterminants des choix des plats pendant la préparation des repas à domicile : résultats issus d’un large échantillon de l’étude NutriNet-Santé

Int J Behav Nutr Phys Act. 2015 12:120

Ducrot P, Méjean C, Allès B, Fassier P, Hercberg S, Péneau S.

Bien que les pratiques culinaires aient fortement évoluées au cours du temps, peu de données sont disponibles concernant les choix des plats pendant la préparation des repas. Nous avons donc voulu déterminer les motivations individuelles influençant les choix des plats à préparer  les jours de semaine et les weekends.

L’importance de 27 critères liés aux choix des plats a été évaluée chez 53025 participants de l’étude NutriNet-Santé. Les dimensions des motivations pour le choix des plats ont été étudiées par analyse factorielle exploratoire. Les classements moyens des motivations pendant les jours de semaine et les weekends ont été comparés par test de Student. L’association entre les caractéristiques socio-démographiques, les pratiques culinaires et les motivations des choix des plats a été évaluée par des modèles de régression logistique.

Cinq dimensions des motivations des choix des plats sont apparues : alimentation saine (variance expliquée : 48,3 %), contraintes (19,0 %), plaisir (12,1 %), régimes spécifiques (11,0 %) et organisation (9,6 %). Le facteur « alimentation saine » était le plus important les jours de semaine (note moyenne 3,93) et les weekends (3,90). Le « plaisir » (3,61) était plus important que les  « contraintes » (3,54) les weekends (p < 0,0001) alors que l’opposé était observé les jours de semaine (3,42 vs. 3,77, respectivement) (p < 0,0001). L’ « organisation » était plus importante les jours de semaine (2,89) que les weekends (2,75) (p < 0,0001). Les motivations des choix des plats étaient associées aux caractéristiques socio-démographiques et de pratique culinaire.

Cette étude a mis en lumière les facteurs impliqués dans les choix des plats pendant la préparation des repas les jours de semaine et les weekends, ainsi que les caractéristiques individuelles qui déterminent les motivations des choix des plats. Dans une perspective de santé publique, ces résultats peuvent contribuer à développer des stratégies appropriées pour promouvoir la préparation des repas à domicile.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26419533



La composition salivaire est associée à l'attirance sensorielle et à l'apport nutritionnel

PLoS One. 2015 10(9):e0137473

Méjean C, Morzel M, Neyraud E, Issanchou S, Martin C, Bozonnet S, Urbano C, Schlich P, Hercberg S, Péneau S, Feron G.

Le flux et la composition salivaire ont un impact sur la perception des saveurs. Cependant, très peu d'études ont exploré les relations entre la salive, les préférences sensorielles et les consommations alimentaires. Nous avons étudié les associations entre le flux et la composition salivaire avec d'une part les préférences pour le gras, le sucré et le salé, et d'autre part avec les consommations en nutriments au sein d’une population adulte française. Les préférences ont été évaluées grâce à des séances d’analyse sensorielle au cours desquelles 282 adultes français participant à l'étude Nutrinet-Santé ont testé 32 modèles alimentaires de niveaux variables en gras, sel ou sucre. Avant l’évaluation des préférences, la salive au repos a été collectée. Des analyses biochimiques standards ont été effectuées pour évaluer l’abondance de différents composés salivaires. Les données alimentaires ont été recueillies par le biais de 3 enregistrements de 24 h. Les relations entre le flux, la composition salivaire, les préférences et les apports alimentaires ont été évaluées en utilisant des modèles de régression linéaire.

La capacité antioxydante totale était positivement associée à la consommation en glucides simples (β=31,5, P=0,04) et inversement associée à la consommation en glucides complexes (β=-52,4, P=0,002). L’activité amylasique était positivement associée à la fois à l’apport total en glucides (β=0,20, P=0,03) et à l'apport en glucides simples (β=0,21, P=0,04). Le flux salivaire était positivement associé à la préférence pour le gras (β=0,14, P=0,02). L’activité protéolytique était positivement associée aux préférences pour le salé et pour le gras (respectivement, β=0,31, P=0,01 ; β=0,36, P=0,006). L’activité amylasique était inversement associée à la préférence pour le sucré (β=-10,13, P=0,03). La concentration en anhydrase carbonique 6 était inversement associée à la préférence pour le salé (β=-46,77, P=0,02).

Le flux et la composition salivaire ne variaient pas considérablement en fonction des consommations alimentaires, excepté pour l’apport en glucides alors que des relations ont été mises en évidence entre le flux ou la composition salivaire et les préférences pour le gras, le salé ou le sucré, suggérant l'importance de certaines caractéristiques salivaires dans l’appréciation des aliments.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26340090



Comparaison des caractéristiques socio-démographiques dans la cohorte web NutriNet-Santé avec les données du recensement français : la question du biais de sélection

J Epidemiol Community Health. 2015 69(9):893-898

Andreeva VA, Salanave B, Castetbon K, Deschamps V, Vernay M, Kesse-Guyot E, Hercberg S.

Nous avons étudié un échantillon comprenant  122 912 personnes inscrites dans la cohorte web NutriNet-Santé entre mai 2009 et mars 2014. Leurs caractéristiques sociodémographiques ont été comparées avec les chiffres correspondants de l’Insee pour l’année 2009.

Malgré une diversité géographique et sociodémographique de l’échantillon, y compris des volontaires appartenant à des sous-groupes habituellement sous-représentés dans les enquêtes traditionnelles (ex : chômeurs,  immigrés, personnes âgées), la proportion de femmes, de personnes avec un niveau supérieur de l'éducation et ceux qui sont mariés ou vivent en couple étaient notamment plus élevée par rapport aux chiffres nationaux.

Certains écarts entre la population générale française et cette e-cohorte ont été corrigés par une pondération statistique. Les résultats portent sur la généralisabilité possible des résultats futurs dans le cadre de l'e-épidémiologie.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25832451



Pleine conscience et surpoids dans la cohorte NutriNet-Santé

PLoS One. 2015 10(6):e0127447

Camilleri GM, Méjean C, Bellisle F, Hercberg S, Péneau S.

La pleine conscience peut être définie comme un état de conscience qui résulte du fait de porter son attention intentionnellement dans le moment présent et sans jugement. Plusieurs interventions basées sur ce concept ont démontré leur efficacité pour aider des personnes obèses à perdre du poids. Cependant, ce concept psychologique a été très rarement étudié dans les études observationnelles.

Le but de cette étude était donc d’étudier les relations entre pleine conscience et  surpoids dans un large échantillon d’adultes en population générale.

Un total de 14 400 hommes et 49 228 femmes issus de l’étude NutriNet-Santé (France, 2013) ont été inclus dans cette analyse transversale. Les données déclarées de poids et de taille ont été collectées, ainsi que le niveau de pleine conscience, estimé à partir des données du Five Facets Mindfulness Questionnaire (FFMQ). Les associations entre la pleine conscience, ses sous-échelles (catégorisées en quartiles) et le surpoids ont été évaluées avec des modèles de régression logistique multivariés.     

Les femmes ayant des scores plus élevés de pleine conscience avaient moins de chance d’être en surpoids (quartile 4 vs 1: OR=0,84, IC 95 % : 0,79-0,90). Toutes les sous-échelles étaient négativement associées avec le risque d’être en surpoids mais l’association la plus forte a été trouvée pour la sous-échelle Observer (quartile 4 vs 1 : 0,71 [0,65-0,78]). Chez les hommes, seules les sous-échelles Observer et Non-réactivité étaient négativement associées au surpoids.          

Notre étude est la première à s’intéresser aux relations entre pleine conscience et statut pondéral dans un large échantillon. Les résultats suggèrent que la pleine conscience au quotidien pourrait influencer le statut pondéral. Si ces observations étaient confirmées, la pleine conscience pourrait se révéler un levier prometteur dans la prévention de l’obésité.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26038824



Prise de compléments alimentaires chez les patients atteints de cancer ou en rémission dans la cohorte NutriNet-Santé

Br J Nutr. 2015 113(8):1319-29

Pouchieu C, Fassier P, Druesne-Pecollo N, Zelek L, Bachmann P, Touillaud M, Bairati I, Hercberg S, Galan P, Cohen P, Latino-Martel P, Touvier M.

La prise de compléments alimentaires (CA) est susceptible d’agir sur le pronostic de cancer, le risque de récidive et de 2ème cancer. Alors que cette consommation chez les patients atteints de cancer est largement documentée aux Etats-Unis, elle est nettement moins décrite en Europe et particulièrement en France. Les objectifs de cette étude étaient : 1) d’évaluer la consommation de CA et les facteurs associés dans un large échantillon de patients atteints de cancer ou en rémission en France, 2) d’évaluer l’implication des médecins dans la prise de CA de leurs patients et 3) d’estimer l’ampleur des pratiques de consommation de CA potentiellement « à risque » chez ces personnes.

Les données ont été collectées par auto-questionnaires sur Internet chez les participants de la cohorte NutriNet-Santé. Au total, 1081 personnes avaient fourni des informations sur leur consommation de CA après leur diagnostic de cancer. Les consommateurs de CA ont été comparés aux non-consommateurs vis-à-vis de différentes caractéristiques sociodémographiques et liées au mode de vie.

29 % des hommes et 62 % des femmes ont rapporté prendre au moins un CA après le diagnostic de leur cancer. L’automédication représentait 45 % des prises. Vitamine D, B6, C et magnésium étaient les nutriments les plus fréquemment consommés. 14 % des consommateurs ont commencé à prendre ces produits après leur diagnostic de cancer. Pour 35 % des CA déclarés, aucun des médecins n’étaient informés de la consommation de CA par leurs patients. La prise de CA était associée à un mode de vie plus sain (poids normal, non-fumeur, meilleure alimentation) et la contribution des CA aux apports nutritionnels totaux était très élevée : plus de la moitié des apports quotidiens totaux pour les vitamines D, B6, E et B12. 18 % des personnes atteintes de cancer et consommatrices de compléments alimentaires avaient des pratiques de consommation potentiellement « à risque » : 30 personnes ayant une histoire tabagique avaient consommé des compléments à base de β-carotène, 44 avaient pris des compléments alimentaires contre-indiqués dans certains types de cancer (hormono-dépendants notamment) et 39 participants avaient pris simultanément des compléments et des médicaments pour lesquels des interactions délétères (modérées ou sévères) étaient répertoriées dans la littérature.

Cette étude suggère que la prise de CA est très répandue chez les survivants du cancer, en grande partie sans contrôle médical et avec une proportion importante de personnes ayant des pratiques de prise de CA potentiellement « à risque ». Les médecins devraient plus systématiquement discuter de la prise de CA avec leurs patients atteints de cancer.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25826598



Etude descriptive des comportements sédentaires chez 35444 adultes français occupant un emploi : résultats transversaux de l’étude ACTI-Cités

BMC Public Health. 2015 15:379

Saidj M, Menai M, Charreire H, Weber C, Enaux C, Aadahl M, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Simon C, Oppert JM.

Considérant les évènements défavorables à la santé associés aux comportements sédentaires, il existe un besoin de mieux comprendre le contexte dans lequel ces comportements se déroulent dans le cadre de la santé publique. Nous avons étudié les comportements sédentaires auto-déclarés par type de jour (travaillé/non travaillé), l’emploi et les perceptions à l’égard de l’activité physique dans un grand échantillon d’adultes.

Nous avons évalué les comportements sédentaires transversalement chez 35444 adultes occupant un emploi (moyenne ± EC âge : 44,5 ± 13,0 ans) issus de la cohorte internet française NutriNet-Santé. Les participants ont auto-déclaré leurs comportements sédentaires évalués par le temps passé assis (au travail, dans les transports, pendant le temps libre) et le temps passé à des divertissements sédentaires (TV/DVD, ordinateur, autres activités sur écran, autres activités sans écran) pendant les jours de travail et les jours non travaillés, ainsi que le type d’emploi (de principalement assis à travail manuel difficile) et les perceptions à l’égard de l’activité physique. Les associations entre chaque type de comportement sédentaire et le type d’emploi et les perceptions à l’égard de l’activité physique ont été analysées par type de jour via des analyses de régression linéaire multiple.

Les jours travaillés, les adultes passaient en moyenne (EC) 4,17 (3,07) h/j assis au travail, 1,10 (1,69) h/j assis dans les transports, 2,19 (2,62) h/j assis pendant leur temps de loisir, 1,53 (1,24) h/j à regarder la TV/DVD, 2,19 (2,62) h/j sur d’autres écrans, et 0,97 (1,49) h/j assis sans écran. Les jours non travaillés, c’était 0,85 (1,53) h/j assis dans les transports, 3,19 (2,05) h/j assis pendant leur temps de loisir, 2,24 (1,76) h/j à regarder la TV/DVD, 1,85 (1,74) h/j sur d’autres écrans et 1,30 (1,35) assis sans écran. Le temps passé à des comportements sédentaires différait en fonction du type d’emploi, avec plus de comportements sédentaires en dehors du travail (temps assis et temps de divertissement), chez ceux qui exercent des professions sédentaires, en particulier les jours travaillés. Des perceptions négatives à l’égard de l’activité physique étaient associées avec plus de comportements sédentaires en dehors du travail (temps assis et temps de divertissement), indépendamment du type de jour.

Un nombre important d’heures d’éveil était passé à divers comportements sédentaires les jours travaillés et non travaillés. Etre sédentaire au travail était associé à plus de comportements sédentaires en dehors du travail. Les perceptions négatives à l’égard de l’activité physique pourraient influencer la durée du temps passé à des comportements sédentaires. Ces données devraient aider à mieux identifier des groupes cibles dans le cadre d’interventions de santé publique visant à réduire les comportements sédentaires chez les adultes occupant un emploi.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25884816



Troubles fonctionnels digestifs et association avec l'indice de masse corporelle chez 35,447 adultes

Aliment Pharmacol Ther. 2015 41(8):758-67

Le Pluart D, Sabaté JM, Bouchoucha M, Hercberg S, Benamouzig R, Julia C.

L'obésité est considérée comme un facteur de risque pour la survenu de troubles fonctionnels gastro-intestinaux (TFGIs).

Le but de cette étude était d'évaluer si les TFGIs étaient associés à des groupes d'indice de masse corporelle spécifiques.

Dans une étude prospective, 1074 patients consécutifs consultant pour TFGIs ont rempli un questionnaire standard afin d'évaluer la présence de troubles fonctionnels gastro-intestinaux selon les critères de Rome III ainsi que d'autres symptômes, et ont été affectés à cinq groupes selon leur IMC : poids insuffisant (≤ 18.5 kg/m²), poids normal (> 18,5 à 25 kg/m²), surcharge pondérale (25-30 kg/m²), obèses (> 30-35 kg/m²), et obésité morbide (> 35 kg/m²). L'analyse des données a été effectuée en utilisant une régression logistique multinomiale.

Les patients avec TFGIs présentaient des caractéristiques démographiques et cliniques spécifiques selon les groupes d'IMC. Les patients avec un IMC normal étant le groupe de référence, les patients en surpoids étaient plus âgés (P = 0,001). Ils rapportaient plus fréquemment la présence de globus (P = 0,001), de régurgitation (P = 0,004), de détresse postprandiale (P = 0,009) et moins souvent la présence de dysphagie (p = 0,003) et de troubles ano-rectaux non spécifiques (P = 0,002). Les patients TFGIs obèses rapportaient plus fréquemment une régurgitation (P <0,001). Les patients TFGIs avec obésité morbide rapportaient plus fréquemment une dyspepsie (P = 0,046). Les patients TFGIs avec insuffisance pondérale étaient plus jeunes (p <0,001), présentaient une prédominance féminine (P = 0,006) et avaint une forte prévalence de dysphagie (P = 0,013).

Chez les patients TFGIs, la fréquence des régurgitations augmente avec l'IMC depuis les patients souffrant d'insuffisance pondérale jusqu'aux patients obèses, mais il n'y a aucune différence entre les patients d'IMC normale et les patients souffrant d'obésité morbide.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25728697



Validation d'un questionnaire mesurant les motivations de choix alimentaires notamment les préoccupations vis à vis de la durabilité

Appetite. 2015 87:90-7

Sautron V, Péneau S, Camilleri GM, Muller L, Ruffieux B, Hercberg S, Méjean C.

Depuis les années 1990, la durabilité de l’alimentation est devenue une préoccupation croissante pour les consommateurs. Cependant, il n’existe à ce jour aucun outil validé permettant de mesurer les motivations des consommateurs lors d’achats alimentaires en tenant compte de la durabilité. Nous avons par conséquent développé un questionnaire évaluant les motivations liées aux choix alimentaires lors de l’achat et analysé ses propriétés psychométriques. Le questionnaire initial comprenait 104 items répartis en quatre dimensions prédéfinies (environnementale, sociale, économique et diverse). Il a été administré à 1000 sujets choisis aléatoirement parmi les participants de l'étude de cohorte Nutrinet-Santé. La structure sous-jacente du questionnaire a été déterminée par une analyse factorielle exploratoire puis validée par une analyse factorielle confirmatoire. De plus, la fiabilité a été évaluée par la mesure de la cohérence interne des dimensions identifiées et par la fidélité test-retest. Un total de 637 individus a complété le questionnaire. Après avoir sélectionné les items les plus pertinents, l'analyse factorielle a permis de dégager neuf dimensions représentant les motivations des consommateurs : l'éthique et l'environnement, la production locale et traditionnelle, le goût, le prix, les limitations d’achat liées à l'environnement, la santé, la simplicité d’utilisation, l'innovation et l'absence de produits chimiques. Le modèle a démontré une excellente validité interne (adjusted goodness of fit index = 0,97; standardized root mean square residuals = 0,07) et une fiabilité satisfaisante (cohérence interne = 0,96, coefficient kappa de Cohen ajusté sur les biais et la prévalence se situant entre 0,31 et 0,68 sur une période moyenne de 4 semaines).

Cette étude a permis l'identification précise de différentes motivations liées aux achats alimentaires et propose un outil original, multidimensionnel, validé et applicable à de larges populations pour évaluer les motivations des consommateurs au cours de leurs achats alimentaires, particulièrement en termes de durabilité de l’alimentation.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25529817



Etude de validation de l’outil mesurant les consommations dans l’Etude-Nutrinet Santé

Br J Nutr. 2015 113(6):953-62

Lassale C, Castetbon K, Laporte F, Camilleri GM, Deschamps V, Vernay M, Faure P, Hercberg S, Galan P, Kesse-Guyot E.

Une étude de validation a été réalisée chez environ 200 sujets afin de comparer les données collectées par 3 enregistrements de 24 h (24hDR) avec des biomarqueurs plasmatiques et urinaires (24hU).

Les différences entre 24hDR et 24hU étaient, chez les hommes, de 12,9 % pour les protéines, +2,59 % pour le potassium et -2,10 % pour le sodium, et chez les femmes, -11,0 %, -3,65 % et -8,31 % respectivement sur données brutes. En appliquant la méthode de la réduction de variance, la différence devenait plus faible pour les protéines et le sodium, mais pas pour le potassium. Le pourcentage de normodéclarants était supérieur après application de la méthode de réduction de variance : 58 % à 73 % (protéines), 59 % à 83 % (potassium), 33 % à 63 % (sel).

Les analyses sur les consommations de groupes d’aliments ont montré des coefficients de corrélation non-ajustés compris, chez les hommes, entre 0,14 (légumes et vitamine C plasmatique) et 0,54 (fruits et vitamine C plasmatique) et entre 0,35 (poisson et EPA) et 0,45 (poisson et DHA). Chez les femmes, les coefficients allaient de 0,21 (légumes et vitamine C plasmatique) à 0,41 (fruits et β‑carotène plasmatique) et de 0,12 (poisson gras et EPA) à 0,43 (poisson et DHA). Concernant les micronutriments, les corrélations brutes étaient comprises entre 0,41 (EPA) et 0,53 (vitamine C et β‑carotène) chez les hommes et entre 0,39 (β‑carotène) et 0,45 (DHA) chez les femmes. Ces coefficients restaient relativement similaires après ajustement.

La répétition de 3 enregistrements de 24 heures auto-administrés avec l’outil développé pour l’étude NutriNet-Santé présente une validité acceptable pour estimer les apports usuels en protéines, potassium et sodium.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25772032



Hétérogénéité spatiale des relations entre les caractéristiques environnementales et le déplacement actif : vers un modèle écologique et social variant localement

Int J Health Georg. 2015 14:12

Feuillet T, Charreire H, Menai M, Salze P, Simon C, Dugas J, Hercberg S, Andreeva VA, Enaux C, Weber C, Oppert JM.

Selon le modèle écologique et social des comportements favorables à la santé, il est maintenant bien accepté que les facteurs environnementaux influencent l’activité physique habituelle. La plupart des études précédentes sur les déterminants de l’activité physique ont présumé d’une homogénéité spatiale à travers la zone étudiée, c’est-à-dire que l’association entre l’environnement et l’activité physique est la même quel que soit l’endroit. L’originalité principale de cette étude était d’explorer les variations géographiques en relation avec le déplacement actif (marcher ou faire du vélo vers/à partir du lieu de travail) et les caractéristiques environnementales du lieu de résidence.

4164 adultes issus de la cohorte NutriNet-Santé sur internet, résidant dans et autour de Paris (France) ont été étudiés avec un modèle de régression Poisson pondéré géographiquement (GWPR). Les variables environnementales objectives, incluant à la fois l’environnement et les caractéristiques socio-économiques autour du lieu de résidence des individus ont été évaluées par des mesures basées sur GIS. Les facteurs environnementaux perçus (indice incluant la sécurité, l’esthétique et la pollution) ont été reportés à l’aide d’un questionnaire.

Nos résultats montrent que l’influence de l’environnement du quartier est plus prononcée dans la banlieue sud de la zone étudiée (Val de Marne) comparé à Paris intramuros tandis que des schémas plus complexes ont été trouvés ailleurs. Le déplacement actif était positivement associé à l’environnement seulement dans sud et le nord-est de la zone étudiée, tandis que des associations positives avec l’environnement socio-économique ont été trouvées seulement dans certains endroits spécifiques des parties nord et sud de la zone étudiée. Des variations locales similaires ont été observées avec les variables  environnementales perçues.

Ces résultats suggèrent que : 1) concernant le déplacement actif, la structure conceptuelle écologique et sociale devrait être localement nuancée et 2) les recommandations de santé publique ciblant localement plutôt que de manière générale pourraient être plus efficaces pour promouvoir le déplacement actif.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25885965



Relation entre alimentation et pression artérielle : une analyse transversale de l’étude NutriNet-Santé, une cohorte française sur internet

Am J Hypertens. 2015 28(3):362-71

Lelong H, Galan P, Kesse-Guyot E, Fezeu L, Hercberg S, Blacher J.

L’hypertension est la maladie chronique avec la plus forte prévalence dans le monde. Les comportements liés au mode de vie pour sa prévention et son contrôle font l’objet de recommandations mondiales. Cependant, leur relation avec la pression artérielle (PA), en particulier dans la population générale, nécessite des recherches supplémentaires. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact relatif de facteurs nutritionnels et du mode de vie sur la PA.

Des analyses transversales ont été réalisées sur les données de 8670 volontaires de l’étude NutriNet-Santé, une étude de cohorte française sur internet. Les apports alimentaires ont été estimés à partir de 3 enregistrements de 24 h. Les données sur les facteurs du mode de vie ont été collectées à partir de questionnaires et 3 mesures de la PA ont été effectuées en suivant un protocole standardisé. Les associations ajustées sur l’âge et les associations multivariées entre la pression artérielle systolique (PAS) et les facteurs du mode de vie ont été estimées par régressions linéaires multiples.

La PAS était plus élevée chez les participants avec des indices de masse corporelle (IMC) élevés. Les apports en sel était positivement associés avec la PAS chez les hommes mais pas chez les femmes. L’association négative entre consommation de fruits et légumes et PAS était significative dans les deux sexes. La consommation d’alcool était positivement associée à la PAS dans les deux sexes, contrairement à l’activité physique. Les 5 paramètres représentant les facteurs modifiables pour réduire l’hypertension plus l’âge et le niveau d’éducation, expliquaient 19,7 % de la variance de la PAS chez les femmes et 12,8 % chez les hommes. En tenant compte de leur coefficient de corrélation partielle, l’âge et l’IMC étaient les paramètres les plus importants en relation avec la PAS. L’apport en sel n’était plus associé à la PAS dans les deux sexes après ajustements multiples.

L’IMC est le facteur modifiable principal contribuant à la PAS après ajustements multiples.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25189870



Les caractéristiques socio-démographiques, psychologiques et de mode de vie sont associées à l'attirance sensorielle pour les goûts salé et sucré chez les adultes français

J Nutr. 2015 145(3):587-94

Lampuré A, Schlich P, Deglaire A, Castetbon K, Péneau S, Hercberg S, Méjean C.

Des études ont souligné que l’attirance sensorielle pour le gras, le salé et le sucré pourrait influencer les comportements alimentaires avec une alimentation plus fréquemment défavorable à la santé chez les individus ayant une attirance plus élevée pour ces sensations. Par ailleurs, des études transversales ont montré une association positive entre l’attirance pour le gras et l’indice de masse corporelle, et des résultats contradictoires concernant l’attirance pour le salé et le sucré. La seule étude prospective sur le sujet a mis en évidence une augmentation du poids chez les individus ayant une attirance plus élevée pour le sucré mais aucune association significative concernant l’attirance pour le gras. Cependant, l’outil utilisé ne permettait pas d’appréhender la complexité de la mesure de l’attirance sensorielle.

Ainsi, notre objectif était d’estimer l’association prospective entre l’attirance pour le gras, le salé et le sucré, mesurée avec un questionnaire validé, et le risque d’obésité.

L’étude a été réalisée sur 29 015 adultes participant de la cohorte NutriNet-Santé. Les données d’attirance sensorielle ont été récoltées à l’inclusion via un questionnaire validé permettant le calcul des scores d’attirance pour le gras, le salé et le sucré, qui ont ensuite été divisés en quartiles afin de définir des niveaux d’attirance. Par ailleurs, les données anthropométriques déclaratives ont été recueillies annuellement pendant 4 ans. Des modèles de Cox stratifiés sur le sexe et ajustés sur les données alimentaires, sociodémographiques, économiques et de mode de vie ont été utilisés afin d’estimer l’influence de l’attirance pour ces trois sensations sur le risque d’obésité.

Chez les hommes et les femmes, une forte attirance pour le gras (4ème quartile) était associée à un risque d’obésité plus élevé (hommes : RRQ4vs.Q1 : 2,10 [IC 95 % 1,27-3,49] ; femmes : RRQ4vs.Q1 : 1,50 [1,12-2,00]). Cette association était en partie expliquée par la consommation alimentaire avec une diminution du risque de 20 à 30% après introduction des variables de consommation. En revanche, un score plus élevé d’attirance pour le goût sucré (4ème quartile) était associé à une réduction du risque d’obésité (hommes : RRQ4vs.Q1 : 0,61 [0,38-0,99] ; femmes : RRQ4vs.Q1 : 0,74 [0,56-0,97]). Enfin, il n’y avait aucune association significative chez les hommes et les femmes entre le score d’attirance pour le salé et la survenue d’obésité.

Après ajustement sur de nombreux facteurs de confusion, une attirance plus élevée pour le gras est un facteur prédictif de l’obésité, alors que l’attirance pour le sucré semble associée à une réduction de ce risque. Ainsi, ces composantes du comportement alimentaire paraissent utiles à prendre en compte dans la prise en charge des personnes à risque nutritionnel.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25733476



E-épidémiologie nutritionnelle : compétences informatiques des participants à une web-cohorte sur les relations nutrition-santé

J Med Internet Res. 2015 17(2):e34

Pouchieu C, Méjean C, Andreeva VA, Kesse-Guyot E, Fassier P, Galan P, Hercberg S, Touvier M.

Dans un contexte où l’e-épidémiologie se développe rapidement au niveau international, très peu d’information existe sur les compétences informatiques des sujets et l’acceptation des contraintes liées à leur participation à une web-cohorte.

Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer les compétences en informatique et en utilisation d’Internet des participants à une large web-cohorte portant sur les relations nutrition-santé, et de comparer leurs attitudes face aux contraintes de l’étude selon leurs compétences informatiques et leurs caractéristiques sociodémographiques.

Les données ont été collectées par auto-questionnaires sur Internet en 2013 chez 43 028 sujets de la cohorte NutriNet-Santé. Les comparaisons ont été effectuées par des analyses multivariées de régressions linéaire et logistique non-conditionnelle.

Près d’un quart des sujets (24 %) ont déclaré être « inexpérimentés » ou « novices » en informatique. Le niveau en informatique avait une influence sur le temps de remplissage des questionnaires (par exemple, 24 min en moyenne pour l’enregistrement alimentaire de 24h chez les sujets novices/inexpérimentés contre 21 min chez les sujets expérimentés/experts). Les femmes avaient tendance à être plus «positives» que les hommes à l'égard de l'étude, alors que les participants les plus instruits étaient moins enclins à accepter les contraintes liées à la fréquence (P <0,0001) ou la durée de remplissage (P <0,0001) des questionnaires.

Cette étude fournit des informations utiles pour optimiser les investigations actuelles et futures en e-épidémiologie nutritionnelle. Une part non-négligeable de la population d’étude rapportait un faible niveau de compétences informatique/Internet, suggérant que ce point ne constitue pas un obstacle à la participation à des web-cohortes. Les résultats suggéraient également que certaines catégories de sujets ayant un niveau moyen plus faible en informatique (comme les femmes et les participants ayant un niveau d’éducation moins élevé) étaient plus positives envers l’étude et moins réticentes à se conformer à ses exigences.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25648178



Validité interculturelle de l’échelle d’alimentation intuitive

Appetite. 2015 84:34-42

Camilleri GM, Méjean C, Bellisle F, Andreeva VA, Sautron V, Hercberg S, Péneau S.

L'alimentation intuitive est un comportement alimentaire adaptatif qui favorise une consommation en réponse aux signaux physiologiques de faim et de satiété. L’échelle « Intuitive Eating Scale-2 » (IES-2) mesure de telles attitudes et comportements.

Le but de cette étude était d'adapter l’IES-2 au contexte français et de tester ses propriétés psychométriques dans un échantillon de 335 femmes et 297 hommes participant à l'étude NutriNet-Santé. Nous avons évalué la validité de construit de l'IES-2 en testant des hypothèses sur la structure factorielle, les relations avec les scores du Three Factor Eating Questionnaire-21  et CES-D, et les différences entre des sous-groupes de population «a priori»  pertinents.

Tout d'abord, l'analyse factorielle exploratoire a révélé trois dimensions principales : Manger pour des raisons physiques plutôt qu’émotionnelles, Recourir à ses signaux de faim et de satiété et Permission inconditionnelle de manger. Une analyse factorielle confirmatoire de second ordre a confirmé la solution à 3 facteurs eux-mêmes influencé par une dimension plus large de l'alimentation intuitive. Le score IES-2 total était négativement corrélé à la restriction cognitive (r = -0,31, p <0,0001), l’alimentation liée aux émotions (r = -0,58, p <0,0001), l’alimentation incontrôlée (r = -0,40, p <0,0001), et les symptômes dépressifs (r = -0,20, p <0,0001). Les sous-échelles de l’IES-2 ont montré des corrélations similaires. Les femmes avaient des scores plus faibles que les hommes pour l’échelle IES-2 totale (3,3 chez les femmes contre 3,5 chez les hommes, P <0,0001), ainsi que pour les sous-échelles Manger pour des raisons physiques et Permission inconditionnelle de manger. Les personnes étant au régime ou ayant déjà suivi un régime avaient des scores plus faibles sur l’IES-2 globale et sur ​​toutes les sous-échelles comparé à ceux n’ayant jamais suivi de régime (tous P <0,01). Enfin, les résultats ont montré une fiabilité satisfaisante du score total IES-2 (cohérence interne = 0,85 et fidélité test-retest = 0,79 sur une période moyenne de 8 semaines) et de ses sous-échelles.

Ainsi, l’échelle IES-2 française peut être considérée comme un instrument utile pour évaluer les comportements alimentaires intuitifs chez les adultes dans les études empiriques et épidémiologiques conduites en population générale.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25239401



Associations entre le statut pondéral et les scores d’attirance pour le sucré, le salé et le gras en fonction du sexe chez les adultes (Etude NutriNet-Santé)

Eur J Clin Nutr. 2015 69(1):40-6

Deglaire A, Méjean C, Castetbon K, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Schlich P.

Les préférences sensorielles pour certains goûts pouvant être associées à l’obésité, cette étude a investigué si les sujets obèses présentaient une attirance sensorielle plus élevée pour le sucré, le salé, et le gras que les sujets normo-pondéraux.

Des scores d’attirance sensorielle ont été construits à partir d’un questionnaire incluant 83 items mesurant l’attirance pour les aliments gras, sucrés et salés, et les niveaux d’assaisonnement en sel, sucre et matières grasses préférés. Les données auprès de 46909 adultes inclus dans l’étude NutriNet-Santé, cohorte observationnelle française basé sur internet, ont été collectées et redressées en fonction des caractéristiques sociodémographiques de la population générale. Les relations entre scores d’attirance et l’indice de masse corporelle (IMC) ont été évaluées séparément par sexe par des modèles de régressions linéaires et des analyses de covariance, ajustées sur l’âge, le niveau d’éducation, le lieu de résidence, le tabagisme et la consommation d’alcool.

Globalement, les scores d’attirance sensorielle pour le salé et le gras étaient positivement associés de manière linéaire à l’IMC à la fois chez les hommes et les femmes (P ≤ 0,001) et étaient plus élevés chez les personnes obèses comparés aux individus normo-pondéraux. La différence de moyennes de scores entre les catégories d’IMC était plus élevée chez les femmes pour l’attirance pour le gras uniquement. Concernant l’attirance pour le sucré, les résultats différaient entre les hommes et les femmes et les sous facteurs composant l’attirance pour le sucré : L’attirance pour l’ajout de sucre et celle pour les aliments sucrés étaient positivement associée à l’IMC chez les femmes mais pas chez les hommes ; l’attirance pour les sucres naturels était inversement associée à l’IMC pour les deux sexes.

Cette étude démontre que les relations entre l’attirance sensorielle et l’IMC diffèrent en fonction du sexe, dans son intensité pour le gras et dans sa nature pour le sucré, contrairement au salé. L’attirance pour le sucré et le gras pourrait être associée à une surconsommation pour ce type d’aliments, en particulier chez les femmes. 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25074389



Développement et validation d'un indice de qualité nutritionnelle de l'alimentation fondé sur le profil nutritionnel des aliments de la British Food Standards Agency dans un contexte français

J Nutr. 2014 144:2009-17

Julia C, Touvier M, Mejean C, Ducrot P, Peneau S, Hercberg S, Kesse-Guyot E.

L’objectif de ce travail était de développer un score de qualité nutritionnelle de l’alimentation d’un individu à partir des scores FSA des aliments consommés et d’étudier la validité d’un tel score global par rapport aux consommations alimentaires, apports nutritionnels et données socio-démographiques.

Un échantillon représentatif de la population française a été tiré au sort parmi les participants à l’étude NutriNet-Santé (N=4225). L’apport énergétique de chaque aliment consommé par l’individu était utilisé pour calculer un score agrégé au niveau individuel.

Les sujets ayant un score FSA-individu plus faible (plus favorable) avaient des consommations plus importantes en fruits, légumes et poisson et des consommations plus faibles en produits de snacking sucrés. Ils avaient aussi des apports nutritionnels en vitamines et minéraux plus élevés et des apports en acides gras saturés plus faibles. Ils avaient une meilleure adhérence aux recommandations du PNNS. Les femmes, les sujets plus âgés et les sujets ayant des revenus plus élevés avaient des scores plus faibles.

Le score FSA des aliments permet de caractériser la qualité nutritionnelle globale de l’alimentation au niveau individuel dans un contexte français.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25411035



Application du profil nutritionnel des aliments de la British Food Standards Agency dans une table de composition alimentaire française

Br J Nutr. 2014 112:1699-705

Julia C, Kesse-Guyot E, Touvier M, Mejean C, Fezeu L, Hercberg S.

Ce travail avait pour objectif d’étudier l’application du score de la Food Standard Agency britannique (score FSA) dans le contexte alimentaire français. Le score FSA des aliments a été appliqué à l’ensemble des aliments et boissons présents dans la table de composition de l’étude Nutrinet-Santé (N=3331 aliments et N=177 boissons), et le classement des groupes alimentaires en fonction des quintiles statistiques (quartiles pour les boissons) a été évalué.

Dans l’ensemble, le score FSA classait les aliments de façon cohérente par rapport aux recommandations du PNNS : la majorité des fruits et légumes et produits céréaliers étaient classés dans les quintiles de score de meilleure qualité nutritionnelle (97,8 % des fruits et légumes classés dans les deux premiers quintiles) alors que les produits de grignotage étaient classés dans les quintiles de score de moins bonne qualité nutritionnelle (54,5 % des produits de grignotage sucrés étaient classés dans les deux derniers quintiles). Le score FSA permettait en outre de discriminer la qualité nutritionnelle des produits au sein de grands groupes alimentaires (p.e. yaourts et lait classés dans des quintiles de scores de meilleure qualité nutritionnelle par rapport aux fromages).

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25277084



Motivations de participation à une cohorte nutritionnelle basée sur internet en fonction des caractéristiques socio-démographiques, de mode de vie et de santé : l'étude de cohorte NutriNet-Santé

J Med Internet Res. 2014 16(8):e189

Méjean C, Szabo de Edelenyi F, Touvier M, Kesse-Guyot E, Julia C, Andreeva VA, Hercberg S.

L’utilisation d’Internet comme moyen de collecte des données individuelles permet de réduire le coût et la complexité de la logistique des études de cohortes sur de très larges échantillons. Bien que la participation aux études constitue un enjeu majeur en épidémiologie, peu de travaux ont exploré ce sujet pour les e-cohortes, notamment en termes de profils et de motivations des participants.

L'objectif de cette étude était d'évaluer les associations entre les motivations à participer à l’étude Nutrinet-Santé (e-cohorte visant à étudier les relations nutrition et santé), et les caractéristiques sociodémographiques, de santé et les modes de vie des participants.

Un total de 6352 participants de la cohorte NutriNet-Santé ont été inclus dans cette analyse transversale. Les motivations de participation ont été évaluées, via un questionnaire spécifique. Nous avons étudié les associations entre les motivations et les facteurs individuels avec des modèles de régression logistiques multivariés.

Parmi les participants, 61,4 % ont déclaré participer pour aider la recherche publique pour la prévention des maladies, 22,2 % pour aider la recherche en nutrition, 6,9 % pour répondre à l’appel lancé par les medias ou à la demande d’un proche ou d’un professionnel de santé et 9,5 % pour d’autres raisons. Les personnes ayant plus de 45 ans étaient plus susceptibles de participer à l’étude pour aider la recherche publique sur la prévention des maladies (OR=1,62 [1,07-2,47]) alors que les sujets en surpoids et obèses étaient moins susceptibles d’y participer pour cette raison (OR=0,72 [0,58-0,89), OR=0,62 [0,46-0,84]). Parmi les sujets, 46,5 % ont déclaré qu’ils n’auraient pas participé si l’étude n’était pas sur Internet. Les hommes, les individus ayant moins de 35 ans et ceux ayant un enfant étaient plus susceptibles de ne pas participer à l’étude sans le support Internet (OR=1,21 [1,04-1,42], OR=1,51 [1,20-1,91], OR=1,23 [1,04-1,46]). Comparés aux individus plus jeunes et aux cadres, les personnes âgées de plus de 55 ans et les ouvriers étaient moins motivés de participer à l’étude sur Internet (respectivement, OR=0,60 [0,48-0,45], OR=0,77 [0,63-0,92]). Le financement exclusif de l’étude par les pouvoirs publics était important pour deux tiers des sujets. Les hommes et les personnes ayant plus de 55 ans étaient plus susceptibles d’estimer important le financement public (OR=1,47 [1,20-1,80), OR=1,95 [1,48-2,56]). A l’inverse, les personnes ayant moins 35 ans étaient moins sensibles au financement exclusivement public (OR=0,61 [0,48-0,78]). Il en est de même pour les personnes en surpoids ou obèses (OR=0,78 [0,65-0,95), OR=0,66 [0,51-0,85]), pour les individus de niveau d’éducation primaire ou secondaire (OR=0,47 [0,30-0,75), OR=0,45 [0,36-0,57]), pour les ouvriers et les commerçants/artisans (OR=0,64 [0,51-0,81), OR=0,60 [0,40-0,91]).

L’utilisation d’Internet, le financement exclusivement public et la volonté d’aider la recherche publique sont des motivations essentielles pour la participation à l’e-cohorte NutriNet-Santé. Ces motivations diffèrent selon les profils sociodémographiques et l’IMC mais ne sont pas associées aux modes de vie ni à l’état de santé.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25135800



L’association entre l’alimentation liée aux émotions et la consommation d’aliments de type grignotage riches en calories est modifiée par le sexe et la symptomatologie dépressive

J Nutr. 2014 144(8):1264-73

Camilleri GM, Méjean C, Kesse-Guyot E, Andreeva VA, Bellisle F, Hercberg S, Péneau S.

Au cours des dernières années, l'alimentation liée aux émotions (EmE) a suscité un vif intérêt en recherche comme déterminant psychologique majeur de la prise alimentaire et du surpoids. Toutefois, on connaît peu les facteurs qui pourraient moduler ses relations avec les habitudes alimentaires. L'objectif était d'examiner l'association entre l’EmE et la consommation d’aliments de snacking riches en calories et d'évaluer les interactions entre l’EmE et le sexe et entre l’EmE et la présence de symptômes dépressifs.

Un total de 7378 hommes et 22 862 femmes issus de l’étude NutriNet-Santé (France, 2009-2013) ayant complété au moins 6 enregistrements alimentaires de 24 h ont été inclus dans cette analyse transversale. Le score d’EmE a été estimé à partir des données de la version révisée à 21 items du « Three-Factor Eating Questionnaire » et la symptomatologie dépressive a été évaluée par les scores de l’échelle « Center for Epidemiological Studies-Depression scale ». Les associations entre l’EmE et les consommations d’aliments riches en énergie ont été évaluées avec des modèles de régression logistique et linéaire multivariés ajustés pour les facteurs sociodémographiques et de style de vie.

Un score d’EmE plus élevé était associé à une plus grande consommation d’aliments de snacking riches en énergie et, en particulier, la consommation d'aliments gras et sucrés dans la plupart des catégories étudiées. Cependant, ces associations étaient plus fortes chez les femmes avec symptômes dépressifs (par exemple, pour une forte consommation de chocolat, OR : 1,77, IC 95 % : 1,43-2,20 ; gâteaux/ biscuits/pâtisseries, OR : 1,81, IC 95 % : 1,45-2,26) comparées à celles sans symptômes dépressifs (par exemple, pour une forte consommation de  chocolat, OR : 1,52, IC 95 % : 1,36-1,69 ; gâteaux/biscuits/pâtisseries, OR : 1,44, IC à 95 % : 1,29-1,61). En revanche, les associations positives observées chez les hommes sans symptômes dépressifs (par exemple, pour une consommation forte de chocolat, OR : 1,33, IC 95 % : 1,16-1,52 ; gâteaux/biscuits/pâtisseries, OR : 1,28, IC à 95 % : 1,11-1.48) n’ont pas été retrouvées chez les hommes présentant des symptômes dépressifs. En conclusion, chez les femmes, l’EmE était positivement associée à la consommation d’aliments riches en énergie, en particulier chez celles avec symptômes dépressifs. Pour les hommes, la relation entre l’EmE et les aliments de snacking riches en énergie a été trouvé seulement chez ceux sans symptômes dépressifs.

Ces résultats appellent à prendre en considération l'état psychologique afin de cibler les habitudes alimentaires malsaines, en particulier chez les femmes.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24850627

 



14/12/2016 - Un nouveau site pour l'étude NutriNet-Santé !

Ce nouveau site a été créé pour vous satisfaire en tenant compte des améliorations que vous nous avez suggérées.

Vous pourrez maintenant vous connecter sur votre mobile ou votre tablette où que vous soyez.

Ce socle applicatif modernisé assure un renforcement de la sécurité de vos données.

Le carrousel vous permettra de visualiser très rapidement les actualités du site. En particulier, nous vous informerons désormais des questionnaires qui seront bientôt disponibles dans votre espace membre et mettrons à votre disposition des résumés en français des articles scientifiques publiés grâce à votre participation.

Ce nouveau site sera amené à évoluer. Aussi n’hésitez pas à nous faire part de vos idées, remarques ou difficultés en utilisant le formulaire de contact mis à votre dispostion.

Nous profitons de cette évènement pour vous remercier de votre participation à l’étude et de votre soutien.



Association entre les apports en nutriments et aliments et l'attirance sensorielle pour le gras (étude Nutrinet-Santé)

Appetite. 2014 78:147-55

Méjean C, Deglaire A, Kesse-Guyot, Hercberg S, Schlich P, Castetbon K.

L’influence, sur les comportements alimentaires, des propriétés hédoniques d'aliments gras, salés ou sucrés, par ailleurs reconnus comme défavorables à la santé, a été peu explorée. Nous avons étudié les relations entre attirance pour les sensations de gras, salé et sucré et consommations alimentaires.

Des scores d’attirance envers le salé, le gras-salé, le sucré et le gras-sucré ont été construits à partir d’un questionnaire validé, auprès des participants de l’étude Nutrinet-Santé (n=41 595). Les relations entre scores d’attirance et consommations alimentaires ont été évaluées par comparaisons de moyennes ajustées sur l’âge et les apports énergétiques, stratifiées par sexe.

Plus l’attirance envers une sensation était forte, plus l’apport énergétique était élevé (+100 à 300 Kcal) et les consommations en fruits et légumes étaient faibles (-11 % à 21 %), particulièrement chez les hommes. Les individus ayant des préférences élevées pour le salé avaient des consommations plus élevées en sodium (+ 7 %), boissons alcoolisées (+ 28 % à 47 %) et matières grasses (+ 13 %). L’attirance pour le gras-salé était positivement associée aux consommations de produits salés et gras-salés (+ 10 % à 33 %) et inversement associée aux consommations de produits sucrés (- 10 %) et boissons alcoolisées (- 15 %). Les sujets ayant des préférences élevées pour le sucré et gras-sucré avaient des consommations plus élevées de produits gras-sucrés (+ 15 % à 30 %) et produits sucrés (pour l’attirance pour le sucré) (+ 5 %).

L’attirance forte pour ces sensations est associée à des profils alimentaires défavorables, soulignant la nécessité de considérer au premier plan la perception hédonique individuelle dans l’étude des déterminants des comportements alimentaires.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24681104



Régimes amaigrissants utilisés en population générale : comment sont-ils perçus ?

PLoS One. 2014 9:e97834

Julia C, Peneau S, Andreeva VA, Mejean C, Fezeu L, Galan P, Hercberg S.

L’augmentation progressive de la prévalence de l’obésité et la pression sociale envers la minceur ont tendance à augmenter la fréquence des régimes alimentaires. Néanmoins, peu d’informations sont disponibles sur la perception des régimes alimentaires utilisés dans la population.

Notre objectif était d’étudier les perceptions associées à la pratique des régimes alimentaires dans une étude observationnelle afin d’identier la stratégie la plus favorable.

Des adultes participant à l’étude NutriNet-Santé ayant rapporté avoir effectué un régime alimentaire dans les trois années précédent l’enquête ont été inclus à l’étude. Pour chacun des régimes effectuées, des informations détaillées sur les types de régimes, les circonstances et perceptions du régime ont été collectées. Les perceptions des différents régimes ont été comparées en utilisant des modèles mixtes stratifiés sur le sexe.

Parmi les 48 435 sujets ayant complété le questionnaire, 12 673 (26,7 %, 87,8 % de femmes) avaient effectué au moins un régime alimentaire dans les trois années précédentes. Les régimes prescrits par des professionnels de santé et ceux reposant sur les recommandations nutritionnelles étaient ceux perçus le plus favorablement. En revanche, les régimes commerciaux et les restrictions alimentaires auto-imposées étaient moins favorablement perçus (Odds ratios (OR) associé à la difficulté à suivre le régime 1,30 (intervalle de confiance à 95 % (0,99-1,7)) chez les hommes et OR 1,92 (1,76-2,10) chez les femmes en comparaison du suivi des recommandations) et conduisaient plus souvent à un regain pondéral et une alimentation déséquilibrée.

Les recommandations nutritionnelles officielles peuvent être utiles afin de permettre aux individus de maintenir une alimentation équilibrée alors qu’ils suivent un régime alimentaire.  

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24852440



Evaluation de la cohérence et de la concordance des réponses et des profils socio-démographiques respectifs dans la cohorte web NutriNet-Santé

Am J Epidemiol. 2014 179(7):910-916

Andreeva VA, Galan P, Julia C, Castetbon K, Kesse-Guyot E, Hercberg S.

Nous avons cherché à identifier les différences sociodémographiques parmi les membres d'une e-cohorte française selon leur volonté de fournir une partie de leur NIR à 15 chiffres. De plus, nous avons cherché à évaluer la cohérence des informations auto-déclarées en les comparant avec les informations figurant dans le NIR. Nous avons étudié 100 118 personnes inscrites dans l'étude NutriNet-Santé entre 2009 et 2013. Nous avons utilisé des modèles de régression logistique polytomique. Au total, 84 442 participants (84,3 %) ont fourni les 7 premiers chiffres de leur NIR, et parmi eux 5 141 (6,1 %) avaient des données discordantes. L’analyse multivariée a montré des différences selon le sexe, l'âge, l'éducation et l'emploi en ce qui concerne la cohérence des informations entre les 2 sources. Les résultats confirment la qualité des données sociodémographiques obtenues en ligne dans le cadre d’un vaste échantillon de volontaires. La description quantitative des profils des participants selon la cohérence des informations pourrait servir les futurs travaux méthodologiques dans l'e-épidémiologie.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24521560



Association entre la perception des logos en face avant des emballages et des caractéristiques nutritionnelles, de mode de vie et de santé

Plos One. 2014 12;9(3):e90971

Méjean C, Macouillard P, Peneau S, Hercberg S, Castetbon K. Un questionnaire Internet spécifique développé par l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle a évalué, dans le cadre de l’étude NutriNet-Santé (https://www.etude-nutrinet-sante.fr), la compréhension et l’acceptabilité de différents logos présentant une information nutritionnelle.

Sur des représentations d’emballage de soupes industrielles, ont été testés 5 logos allant d’une information nutritionnelle très simplifiée (le feu tricolore simple, le logo du Programme National Nutrition Santé/PNNS et la coche verte) à plus complète (le feu tricolore multiple, appelé « Traffic Lights Multiple » déjà utilisé en Grande-Bretagne sur une base volontariste). Ces logos comportent un critère de jugement soit uniquement positif, (logo PNNS, coche verte), soit positif, neutre ou négatif (feux tricolores) ou proposent un jugement moins catégorique (dégradé de couleurs). L’originalité de l’étude est d’avoir pris en compte différentes dimensions constituant l'acceptabilité qui permettent de définir avec précision les profils de perception des logos d’information nutritionnelle et d'élucider leur relation avec les facteurs individuels.

Les résultats portant sur 28 952 adultes participant à la cohorte NutriNet-Santé montrent des différences d’acceptabilité et de compréhension des différents logos en fonction des comportements alimentaires et de l’état de santé des participants (obésité, hypertension, diabète, etc.). Aucun logo ne s’est démarqué des autres en termes d’acceptabilité et de compréhension dans les populations ayant une alimentation plutôt « défavorable » à la santé (plus éloignée des recommandations nutritionnelles). Cependant, les logos comportant un critère de jugement positif, neutre ou négatif sur les aliments, tel que les feux tricolores simples et multiples, étaient les modèles les plus appréciés par les personnes obèses, hypertendus ou diabétiques participant à l’étude : il a été retrouvé un tiers d’obèses en plus dans le groupe de sujets déclarant préférer le feu tricolore simple, un quart d’hypertendus en plus et deux fois plus de diabétiques dans le groupe des sujets qui plébiscitaient le feu tricolore multiple, par rapport aux groupes qui déclaraient préférer les logos PNNS et coche verte.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24621617



Facteurs de risque de cancer (socio-démographiques, économiques, nutritionnels et liés au mode de vie) associés à la consommation d'alcool

Int J Cancer. 2014 134(2):445-59

Touvier M, Druesne-Pecollo N, Kesse-Guyot E, Andreeva VA, Galan P, Hercberg S, Latino-Martel P.

La consommation d'alcool est un facteur de risque bien établi dans l'étiologie de plusieurs cancers. Au niveau international, des études ont été conduites sur les facteurs socioéconomiques et démographiques associés à la consommation d’alcool, mais les résultats sont complexes et contrastés. En outre, l'association entre la consommation d'alcool et le respect des recommandations nutritionnelles a été peu documentée, et très peu de données existent quant au potentiel rôle de déterminants ou de facteurs modificateurs des antécédents personnels ou familiaux de pathologies (cancer notamment) sur la consommation d’alcool. Nos objectifs étaient de : 1) identifier les facteurs sociodémographiques, nutritionnels et de mode de vie associés à la consommation d'alcool ; 2) identifier les profils de consommateurs d'alcool selon le type de boissons alcoolisées ; 3) estimer le nombre de facteurs de risque de cancer cumulés au niveau individuel en fonction du niveau de consommation d'alcool.

Les apports en alcool et en nutriments ont été estimés par 6 enregistrements de 24 h pour 29 566 adultes de la cohorte NutriNet-Santé. Les facteurs associés à la consommation d'alcool (non-buveurs (référence)/< 10 g/j/ ≥ 10 g/j) ont été évalués par régression logistique multivariée polytomique stratifiée sur le sexe. Chez les consommateurs d'alcool, les % d’alcool apporté par chaque type de boisson ont été comparés entre les caractéristiques sociodémographiques et de mode de vie à l'aide de tests non-paramétriques de Kruskal-Wallis. Une analyse des correspondances multiples a également été réalisée pour identifier des clusters de facteurs de risque associés à la consommation d’alcool.

Plusieurs facteurs ont été associés à une consommation d'alcool ≥ 10 g/j (au moins 1 verre/j) dans les deux sexes : l'âge (PH=0,02, PF<0,0001), le tabagisme (PH et F<0,0001), les catégories socioprofessionnelles supérieures (PH et F<0,0001), un revenu plus élevé (PH=0,003, PF<0,0001) et des apports alimentaires moins sains (au regard des recommandations nutritionnelles en vigueur pour la prévention primaire des cancers). Les profils des sujets variaient selon les types de boissons alcoolisées. Les hommes ayant des antécédents de maladies cardiovasculaires (P=0,0002) ou de dépression (P=0,03) et les femmes ayant des antécédents de cirrhose (P<0,0001) consommaient moins d'alcool. Chez les femmes, un antécédent personnel de cancer était associé à une plus faible proportion de consommatrices modérées d'alcool uniquement (< 10 g/j, P=0,04). Dans les deux sexes, les sujets qui buvaient au moins 1 verre par jour cumulaient plus de facteurs de risque que les non buveurs, sans compter l’alcool (lui-même facteur de risque) : médiane = 5 versus 4, P<0,0001.

Contrairement aux résultats contrastés des études sur les profils de risque cardiovasculaire, la présente étude, basée sur un large échantillon d'adultes (n > 29 000), met en évidence un cluster de facteurs de risque de cancer (démographiques, de mode de vie et nutritionnels) associés à la consommation d’alcool, qui peuvent exercer une influence synergique délétère sur le risque de cancer. Pour la première fois, cette étude fournit des informations détaillées sur les antécédents personnels et familiaux de cancer, les maladies cardiovasculaires et la dépression comme déterminants potentiels ou modificateurs de la consommation d'alcool. La multiplicité des modes de vie néfastes associés à la consommation d'alcool doit être prise en compte dans les efforts de prévention des cancers. Des conseils médicaux sexe-spécifiques pour les personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de maladies liées à l'alcool devraient être renforcés.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23824873



La consommation de féculents dans la cohorte NutriNet-Santé : étude transversale des profils de consommateurs et des contributions aux apports dans une étude de cohorte suivie par internet

Ann Nutr Metab. 2014 64(1):28-37

Szabo de Edelenyi F, Julia C, Courtois F, Méjean C, Péneau S, Galan P, Hercberg S, Kesse-Guyot E.

Le PNNS recommande de consommer des féculents « à  chaque repas selon l’appétit » (soit 3 à 6 portions de féculents par jour).

Grâce au système de recueil des apports alimentaires via Internet, il a été possible d’estimer les apports en féculents dans l’alimentation. Au total les analyses ont porté sur 80 209 participants correspondant à 264 564 enquêtes alimentaires.

Les apports en féculents observés dans NutriNet-Santé sont de 257 g/j (300 g/j chez les hommes et 217 g/j chez les femmes). Parmi les différents féculents, le pain est le principal contributeur (environ 45 %), devant les pommes de terre (20 %), les pâtes (17 %) et le riz (8,5 %). La consommation de pain augmente avec l’âge, alors que celles de pâtes et de riz diminuent. La consommation de pommes de terre est stable avec l’âge sauf chez les plus de 65 ans où elle est légèrement plus élevée. Environ 35 % des hommes et 66 % des femmes ont des apports en féculents inférieurs aux recommandations nutritionnelles ; 9,5 % des hommes et 1,3 % des femmes ont des apports en féculents supérieurs aux recommandations et seulement 55 % des hommes et 33 % des femmes suivent les recommandations nutritionnelles. Cela explique que les apports en glucides ne représentent que 43 % des apports énergétiques, par rapport à la recommandation d’au moins 50 %. Cette insuffisance d’apports peut s’expliquer par le fait que seuls 22 % des Nutrinautes connaissent la recommandation du PNNS concernant la consommation des féculents. C’est le repère de consommation le moins bien connu des repères alimentaires du PNNS (par ex, ils sont 86 % à connaitre « au moins 5 fruits et légumes par jour », 85 % « du poisson au moins 2 fois par semaine » ; 74 % « viandes/poissons/œufs 1 à 2 fois par jour », 39 % « 3 produits laitiers par jour »). Les consommations de féculents inférieures aux recommandations sont plus fréquentes chez les sujets ayant suivi un ou plusieurs régimes amaigrissants dans le passé. Les féculents contribuent à hauteur de 21 % des apports énergétiques chez les femmes et 23 % chez les hommes, à 75 % des apports en glucides complexes dans les deux sexes et à 34 % des apports en fibres chez les femmes et 39 % pour les hommes. Ils apportent 21,5 % des apports totaux en vitamine B1, 20 % des apports en vitamine B6 et 16,5 % des apports en vitamine B9 (folates).

Ces résultats justifient de promouvoir les recommandations du PNNS sur la consommation de glucides afin qu’ils contribuent à plus de 50 % des apports énergétiques journaliers, en favorisant la consommation des féculents (aliments sources d’amidon) et notamment les féculents complets (riches en fibres), tout en réduisant de 25 % la consommation actuelle de sucres simples, et en augmentant de 50 % la consommation de fibres.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24714561



L'attirance sensorielle pour le gras est associée aux caractéristiques socio-démographiques, psychologiques, de mode de vie et de santé

Br J Nutr. 2014 112(8):1353-63

Lampuré A, Deglaire A, Schlich P, Castetbon K, Péneau S, Hercberg S, Méjean C.

Les relations entre l’attirance sensorielle et les caractéristiques individuelles, connues pour être des déterminants des consommations alimentaires, sont peu abordées dans la littérature alors que l’on peut supposer que divers facteurs individuels modulent les relations entre attirance et consommations. Seulement quelques travaux s’y sont intéressés et ont mis en évidence qu’une forte attirance pour le gras était associée avec une faible restriction cognitive liée à l’alimentation chez des sujets obèses et à une forte désinhibition alimentaire chez des personnes suivant un régime. Cependant, ces études ont été menées sur de petits échantillons peu diversifiés et les associations avec d’autres facteurs n’ont pas encore été explorées (économiques, de mode de vie). De plus, la distinction entre les sensations de gras-salé et de gras-sucré n’a encore jamais été faite, or il peut y avoir des associations spécifiques en fonction de la sensation considérée. Dans ce travail, l’objectif était donc d’analyser les différentes associations entre l’attirance pour les sensations de gras-salé et de gras-sucré et les caractéristiques sociodémographiques, économiques, psychologiques, de mode de vie et de santé, au sein d’un large échantillon. Pour répondre à cette question, des analyses de régression logistique multinomiale ont été menées sur 37 181 sujets afin d’étudier les associations entre l’attirance pour les sensations de gras-salé et de gras-sucré et les différentes caractéristiques, chez les hommes et chez les femmes séparément.

Les sujets appartenant à des catégories socio-professionnelles défavorisées, ceux ayant une forte désinhibition alimentaire et les individus obèses étaient plus susceptibles d’être fortement attirés par les sensations de gras-sucré et de gras-salé comparés aux individus appartenant à des catégories socioprofessionnelles favorisées, ceux n’étant pas désinhibés d’un point de vue alimentaire et les sujets normo-pondéraux, respectivement. En revanche, les sujets âgés et les individus fortement restreints étaient moins enclins à être fortement attirés par le gras-sucré et le gras-salé. Par ailleurs, les femmes qui suivaient un régime étaient plus susceptibles d’être fortement attirées par les sensations de gras-salé et de gras-sucré, alors que celles qui avaient suivi un régime dans le passé étaient moins enclines à être attirées par le gras-salé. D’autres associations plus spécifiques ont été trouvées selon la sensation considérée. En effet, les fumeurs et les forts consommateurs d’alcool étaient plus susceptibles d’être fortement attirés par la sensation de gras-salé que les non-fumeurs et les non-consommateurs d’alcool. Concernant le gras-sucré, les sujets ayant une forte émotionalité alimentaire étaient plus susceptibles d’être fortement attirés.

Ces résultats permettent d’identifier les profils individuels associés à une forte attirance pour la sensation de gras et également des caractéristiques spécifiques liées au gras-salé ou au gras-sucré. Des facteurs défavorables à la santé tels que les catégories socio-professionnelles défavorisées, les régimes amaigrissants ainsi que le surpoids sont en lien avec une forte attirance pour le gras, de même une forte attirance pour le gras-salé est en lien avec le tabagisme et une forte consommation d’alcool. Toutes ces nouvelles données permettent de mettre en évidence des « profils à risque » et d’identifier des potentiels facteurs de confusion dans la relation entre attirance pour le gras et consommation, car il a déjà été mis en évidence que ces caractéristiques sont également associées à la consommation.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25192548



Ses objectifs

L'objectif général de cette étude est de mieux évaluer les relations entre la nutrition et la santé et de comprendre les déterminants des comportements alimentaires.

Il s'agit d'étudier sur un large groupe de personnes en France :

  • Les comportements alimentaires et leurs déterminants en fonction de l'âge, du sexe, des conditions socio-économiques, du lieu de résidence etc.
  • Les relations entre les apports alimentaires, l'activité physique, l'état nutritionnel et la santé. Tous les grands problèmes de santé seront étudiés, entre autres, l'obésité, l'hypertension artérielle, le diabète, les dyslipidémies, les maladies cardiovasculaires, les cancers, l'asthme, la migraine, les troubles digestifs, le vieillissement etc.

Le but de cette étude est d'identifier les facteurs de risque ou de protection liés à la nutrition pour ces maladies, étape indispensable pour établir des recommandations nutritionnelles permettant de prévenir le risque de maladies et d'améliorer la qualité de la santé de la population actuelle et des générations futures.



15/12/2015 - Témoignages des Ambassadeurs NutriNet-Santé

Le Club Ambassadeurs NutriNet-Santé s’investit depuis plus de 3 ans pour recruter de nouveaux Nutrinautes...Pourquoi ? Découvrez le en vidéo !

Consulter la video en ligne



11/06/2016 - 1ère réunion scientifique de l'association des Nutrinautes et Suvimaxiens

Serge Hercberg

La première réunion scientifique organisée par l'association a eu lieu le samedi 11 juin 2016 de 13 h 45 à 17 h au Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris.

Les Nutrinautes et Suvimaxiens ont pu rencontrer le Président de l'Association, être informés de l'avancement de l'étude sur certains sujets de recherche par des chercheurs de l'EREN et échanger avec les intervenants.

Vous pouvez consulter les enregistrements audios et les diaporamas des différents intervenants :



31/10/2016 - Assurprox

L'alimentation intuitive pour garder la ligne

Voici les résultats d'une étude scientifique qui risque de porter un coup dur à tous les régimes amaigrissants. D'après les chercheurs de l'Inserm, manger uniquement quand on a faim est associé à un risque plus faible de surpoids et d'obésité. Plutôt que se jeter sur le frigo quand vous êtes stressé, écoutez votre corps et adoptez l'alimentation intuitive...

Consulter l'article en ligne



Qui peut participer ?

Toutes les personnes âgées de 18 ans et plus peuvent participer à l'aventure NutriNet-Santé.

Il suffit d'avoir accès à Internet et de disposer d'une adresse e-mail individuelle.

La participation est totalement bénévole et n'induit aucun frais pour le Nutrinaute.



Qui coordonne cette étude ?

L'étude NutriNet-Santé est coordonnée par l'Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN) (U1153 Inserm/U1125 Inra/Cnam, Université Paris 13, Centre de Recherche en Epidémiologie et Statistiques Sorbonne Paris Cité).

Investigateur principal : Pr Serge Hercberg (PU-PH Université Paris 13 & Hôpital Avicenne), Directeur de l'Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN) et de l'Equipe de Surveillance en Epidémiologie Nutritionnelle (ESEN)

Co-investigateurs :

  • Dr Pilar Galan (DR1 Inra), EREN
  • Dr Mathilde Touvier (CR1, Inserm), EREN
  • Dr Emmanuelle Kesse-Guyot (DR2, Inra), EREN
  • Dr Sandrine Péneau (Maître de Conférences, Université Paris 13), EREN
  • Dr Léopold Fezeu (Maître de Conférences, Université Paris 13 et Chaire d'Excellence Inra), EREN
  • Dr Chantal Julia (MCU-PH), EREN
  • Dr Valentina Andreeva (Maître de Conférences, Université Paris 13), EREN


Qui finance ?

L'étude NutriNet-Santé a obtenu un avis favorable du Comité de Qualification Institutionnelle de l'Inserm (CQI/IRB 0000388, FWA00005831) en date du 10 juillet 2008 (n° 08-008).

Son financement est assuré exclusivement et intégralement par des institutions publiques : le Ministère des Affaires sociales et de la Santé, Santé Publique France, l'Université Paris 13, l'Inserm, l'Inra, le Cnam et le Centre de Recherche en Epidémiologie et Statistiques Sorbonne Paris Cité.

L'étude NutriNet-Santé bénéficie également d'un soutien financier complémentaire de l'association des Nutrinautes et Suvimaxiens.



Pourquoi participer ?

Votre participation bénévole permettra d'aider la recherche médicale dans le domaine de la prévention nutritionnelle des maladies sans que cela vous prenne beaucoup de temps.

Participer à cette étude est un acte citoyen exemplaire qui fera de vous un véritable acteur d'un grand programme de recherche dont les retombées seront utiles pour vous et pour les générations futures.



28/10/2016 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal PLOS One sur l’acceptabilité et la compréhension de 4 différents systèmes d'information nutritionnelle au sein d'un sous-échantillon d'environ 13 600 volontaires participant à la cohorte NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



11/06/2016 - 1ere réunion des Nutrinautes et Suvimaxiens

Le samedi 11 juin 2016, l'Association des Nutrinautes et suvimaxiens a organisé une 1ère réunion scientifique entre les Nutrinautes et les chercheurs de l'EREN à Paris afin d'échanger autour de l'étude NutriNet-Santé.

Les Nutrinautes et Suvimaxiens ont pu rencontrer le Président de l'Association, être informés de l'avancement de l'étude sur certains sujets de recherche par des chercheurs de l'EREN et échanger avec les intervenants.

Le programme de cet évènement :

  • Accueil des participants (Pr Serge Hercberg)
  • Présentation de l’Association des Nutrinautes et Suvimaxiens (Président M. Salomon)
  • Présentation de l'étude NutriNet-Santé (Pr Serge Hercberg)
  • Résultats sur les compléments alimentaires (Dr Mathilde Touvier)
  • Résultats sur les systèmes d'information en face avant des emballages (Dr Chantal Julia)
  • Résultats sur les liens entre la psychologie, la consommation alimentaire et le statut pondéral (Dr Sandrine Péneau)
  • Échanges avec les Nutrinautes

Vous pourrez très prochainement consulter :

  • les enregistrements audios et les diaporamas
  • les vidéos

 

L'équipe NutriNet-Santé remercie les Nutrinautes pour leur participation et leur soutien.



07/09/2016 - Dossier Inserm

Le goût : Ami ou ennemi de notre équilibre nutritionnel ?

Sucré, salé, acide ou amer, le goût nous permet d’apprécier les saveurs des aliments : un système complexe qui nous permet de réguler notre alimentation tout en nous procurant du plaisir, beaucoup de plaisir. Parfois tellement qu’il peut conduire à des comportements alimentaires délétères et nous rendre malades !  

Bien plus complexe qu’on l’imagine, le goût est un système de détection chimique capable d’évaluer le contenu nutritif des aliments et de signaler la présence de molécule toxique. En nous aidant à déterminer la nature et la composition de ce que nous mangeons, il joue un rôle dans la régulation de la prise alimentaire. Mais le goût procure aussi du plaisir, influençant ainsi nos comportements alimentaires… et donc notre santé ! Chercheurs et cliniciens continuent à progresser dans la connaissance de sa perception.

Comment fonctionne le système gustatif ? Comment se développe-t-il et évolue-t-il au cours de la vie ? Pourquoi préfère-t-on certains goûts et comment ces préférences gouvernent-elles notre alimentation ? Pour répondre à cette question et à bien d’autres, découvrez le dossier du dernier numéro de Science&Santé.

Consulter le magazine en ligne



Pourquoi cette étude ?

De nombreuses études scientifiques (chez des malades ou des volontaires sains au niveau des populations ou sur modèles animaux ou cellulaires) ont mis en évidence le rôle joué par la nutrition comme facteur de risque ou de protection des maladies les plus répandues en France, comme dans l'ensemble des pays industrialisés, qu'il s'agisse des cancers, des maladies cardiovasculaires, de l'obésité, du diabète de type 2, des dyslipidémies, de l'hypertension artérielle...

La nutrition n'est pas le seul déterminant de ces problèmes de santé. En effet, des facteurs génétiques, biologiques et environnementaux interviennent dans l'apparition de ces maladies. Pour mettre en évidence le rôle spécifique des facteurs nutritionnels, il est indispensable de développer des études de cohorte (groupe de sujets suivis pendant plusieurs années) portant sur de très grandes populations. Au travers de ce type d'étude, on peut ainsi mesurer de façon précise les apports alimentaires mais aussi prendre en compte les autres déterminants tels que l'activité physique, le poids, le tabagisme, les antécédents familiaux...et regarder les liens avec la santé et le risque de maladies.

Identifier des facteurs de risque ou de protection liés à la nutrition, pour des maladies qui représentent aujourd'hui des problèmes majeurs de santé publique, constitue une étape indispensable pour établir des recommandations nutritionnelles visant à prévenir ces maladies et à améliorer la santé des populations.

Tel est l'objectif ambitieux de l'étude NutriNet-Santé et voilà pourquoi les chercheurs ont besoin de vous !

 



L'étude en bref

Il s'agit d'une étude de cohorte (c'est à dire portant sur un groupe de sujets suivis pendant plusieurs années) réalisée sur une large population d'adultes volontaires (qui deviennent en s'inscrivant des Nutrinautes), dont l'objectif est d'étudier les relations nutrition-santé.

Les Nutrinautes sont suivis grâce au site Internet NutriNet-Santé pendant toute la durée de l'étude qui permet aux participants de fournir aisément et gratuitement toutes les informations nécessaires pour que les chercheurs puissent avancer dans leurs programmes de recherche.

Juste après leur inscription, les Nutrinautes ont à remplir 5 questionnaires :

  • Questionnaire alimentaire (3 enquêtes portant sur 3 jours tirés au sort)

  • Questionnaire santé

  • Questionnaire anthropométrique

  • Questionnaire activité physique

  • Questionnaire socio-démographique et mode de vie.

Chaque année, les participants ont à remplir ces 5 questionnaires "de base" essentiels pour la pérénité de l'étude.

Régulièrement, environ 1 fois par mois, des questionnaires complémentaires sont également proposés.

Les Nutrinautes sont systématiquement informés de la présence d'un nouveau questionnaire à remplir par e-mail.

Même si tous les questionnaires proposés sont importants pour les travaux scientifiques développés par les chercheurs, leur remplissage n'est pas obligatoire. Chaque Nutrinaute est libre de remplir les questionnaires ou non en fonction de sa disponibilité et/ou de son intérêt.

Tous les questionnaires sont remplis directement sur le site Internet dédié à l'aide d'une interface sécurisée. Toutes les conditions de confidentialité et de sécurité informatique et physique des données sont assurées.

Via un accès privé direct (identifiant et mot de passe), les Nutrinautes bénéficient sur le site de l'étude à leurs rubriques personnelles (questionnaires, dossier personnel complémentaire...).

Les Nutrinautes peuvent également déclarer spontanément tout évènement de santé survenu durant leur participation à l'étude en accédant à leur dossier personnel complémentaire géré par l'équipe médicale NutriNet-Santé.



04/04/2016 - Mobilisation des Ambassadeurs NutriNet-Santé

Au cours du mois de mars 2016, le Club Ambassadeurs NutriNet-Santé a organisé plusieurs évènements.

Il était présent au centre ville de Beauvais le 12/03/2016, au semi-marathon de Valdampierre le 13/03/2016 et aux chantiers d'insertion du Beauvaisie le 31/03/2016 afin de promouvoir l'étude NutriNet-Santé.

Grâce à leur intervention, de nouvelles personnes ont manifesté leur désir de s'inscrire à l'étude.

L'équipe NutriNet-Santé remercie encore les Ambassadeurs pour leurs actions et leur soutien.







logo ministere sante logo sante publique logo inserm logo inra logo université paris13 logo sorbone paris cite logo cnam